10 juin 2009
Au lendemain des élections européennes de juin 2009, relancer et approfondir l'Union européenne !
Dans l'édition du supplément "économie" du quotidien Le Monde datée du mercredi 10 juin 2009, Jean Pisani-Ferry - toujours très affûté - conseille aux nouveaux eurodéputés comme à celles et ceux qui, demain, seront les nouveaux commissaires européens de ne pas craindre l'audace. Il relève justement la nécessité de renforcer et de rendre plus efficace la "gouvernance" de l'Union européenne. Mais quelle alliance politique est en mesure aujourd'hui de soutenir de telles initiatives, pourtant nécessaires ?
Jean Pisani-Ferry constate justement que les partisans de réponses européennes trouvent aujourd'hui sur leur chemin et les libéraux et les souverainistes.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) mesure parfaitement cette tension dialectique entre l'urgence des défis auxquels nous sommes confrontés et l'incapacité collective de nos contemporains et des grandes familles politiques qui les représentent à assumer les mesures adéquates.
Nous invitons toutes celles et tous ceux qui partagent ce constat à participer, avec nous, à une journée de rencontres et de débats le samedi 20 juin 2009 pour, ensemble, analyser calmement les résultats des élections européennes de 2009, en peser les conséquences les plus importantes et nous interroger sur les modalités d'une relance de la construction européenne.
Ordre du jour provisoire (10h30 - 16h) :
- Analyse des résultats des élections européennes, en France et en Europe ;
- Esquisse des différents scénarios probable de "gouvernance" de l'UE au vu de ces résultats ;
- Examen des voies d'approfondissement de l'Union européenne, dans une perspective fédérale et sociale ;
- Débat final sur la construction d'une issue politique.
Confirmez-nous sans tarder, s'il vous plaît, votre intérêt pour notre initiative, en réagissant à ce "post" ou en nous appelant à notre siège :
Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL)
20, rue des Tournelles
75004 Paris (France)
Tel : +33 1 42 72 71 24
actionfed@yahoo.fr
02 juin 2009
Le "Financial Times" met en évidence les difficultés des socialistes européens. Sachons y répondre !
Paris, le 2 juin 2009
Dans un éditorial de l'édition datée de ce jour, le quotidien "Financial Times" souligne à l'envi les faiblesses, pour ne pas dire les lacunes, des socialistes et sociaux démocrates européens et du Parti socialiste européen (PSE) dans la campagne européenne présente.
Prenant en compte l'apathie de nos concitoyens, dans toute l'Europe, pour le prochain scrutin européen, Quentin Peel, auteur de l'éditorial, constate que ce scrutin apparaît - au mieux - comme un moyen d'exprimer son opinion sur les partis et dirigeants dans les Etats membres.
Très justement, il suggère que la faible politisation des débats internes à l'UE, en particulier au Parlement européen, est aussi un obstacle à la compréhension et à la mobilisation des citoyens. Mais il relève surtout, alors que la crise économique et financière se développe, la relative atonie des socialistes et sociaux démocrates européens, leur incapacité à tirer parti de cette situation politique nouvelle, a priori plus favorable à la gauche.
Et pourquoi ? Parce que les socialistes et sociaux démocrates ne sont pas parvenus, au sein du PSE, à dégager le nom de celui ou de celle qui sera leur candidat pour la présidence de la Commission européenne !
Puisque cette désignation ne s'est pas faite lors du dernier Conseil du PSE en décembre 2008 à Madrid, l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) considère depuis cette date que le candidat naturel du PSE pour cette fonction ne peut être que son président, en l'occurrence l'ancien Premier Ministre danois Poul Nyrup Rasmussen.
L'important, immédiatement, au cours de cette dernière semaine, de campagne est donc d'obtenir la plus forte participation possible à l'élection du nouveau Parlement européen, pour une majorité de gauche dans cette enceinte qui représente les peuples européens unis !
Dans un second temps, cette majorité de gauche atteinte, il faudra porter la candidature et faire élire Poul Nyrup Rasmussen à la tête de la Commission européenne !
31 mai 2009
Vieilles recettes pour nouvelle imposture
Paris, le 31 mai 2009
Déclaration de l’Action fédéraliste ″Socialisme & Liberté″ (AFSL)
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont fait paraître ce jour un long article dans la presse française (Journal du Dimanche du 31 mai 2009), embryon de programme pour les mois et années à venir.
Par ce document signé de leurs deux noms, Sarkozy et Merkel entendent s’inscrire dans la lignée des couples de présidents français et chanceliers allemands qui ont construit, difficilement et parfois à rebours des sentiments de leurs deux peuples, ce qui est aujourd’hui l’amitié profonde entre les peuples français et allemand.
Parce que nous respectons cette œuvre réalisée hier, nous ne pouvons accepter qu’elle soit aujourd’hui symboliquement utilisée au profit d’une imposture.
Démasquer l’imposture
De quoi s’agit-il ? A la recherche d’un ″coup médiatique″ pour relancer la campagne européenne en France et en Allemagne, les deux signataires proposent quelques axes d’action pour les mois à venir.
Mais qu’ont-ils fait toutes ces dernières années, alors même qu’ils étaient, et l’un et l’autre, aux responsabilités ?
Prétendent-ils qu’ils n’ont rien vu venir ? Ils sont alors incompétents, il faut les renvoyer à leurs études et ne pas les reconduire dans leurs fonctions à la tête des deux Etats !
Ainsi, ils nous proposent d’apporter des réponses immédiates à la crise économique et financière et affirment – sans rire ! – que le libéralisme sans règle a échoué. Pourtant, ils n’ont pas demandé au Président de la Commission européenne, Barroso, de défendre quelques principes élémentaires du modèle social européen, en particulier les principes d’égalité des salaires, de négociations collectives et de droit de grève, mis en cause par les arrêts Laval, Viking et Rüfert !
Et ils osent affirmer vouloir se battre pour ″une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social″ ?
Concernant plus précisément la crise financière, Poul Nyrup Rasmussen, ancien Premier Ministre danois et actuel président du Parti socialiste européen (PSE) est parvenu à faire voter par le Parlement européen en septembre 2008 un rapport sur les fonds privés qui demandait notamment une réglementation vigilante de ces fonds (dont l’opacité est une des causes importantes de l’actuelle crise financière). Que croyez-vous qu’il advint ? La Commission européenne et son président ignorèrent superbement ces demandes jusqu’à la fin avril 2009 pour faire une première proposition imparfaite de contrôle de ces fonds. Et que firent M. Sarkozy et Mme Merkel ? Rien ! Alors comment les croire lorsqu’ils disent aujourd’hui que l’UE doit prendre les premières décisions pour assurer une véritable régulation européenne dans le secteur financier ? Leur incurie égale leur aplomb pour le mensonge !
Un populisme qui ne dit pas son nom
Alors que nos Pères fondateurs de l’Union européenne incitaient, dans l’adversité, leurs concitoyens à ouvrir leurs bras et leurs cœurs pour accueillir celui qui hier était l’ennemi, Sarkozy et Merkel jouant sur les peurs les plus primaires appellent à la fermeture de l’Europe, pour qu’elle demeure un club de nantis fermé au reste du monde. La politique européenne d’immigration qu’ils prônent n’est que fermeture et reconduites inhumaines aux frontières alors qu’à l’inverse la démographie européenne exige un apport de main d’œuvre pour faire fonctionner et développer l’appareil productif européen.
Cette incapacité à comprendre la phase historique dans laquelle nous sommes de ces dirigeants sans lumière est grave. Elle accentue et prépare des blessures et des ressentiments qui sont le terreau du choc des civilisations.
L’Union européenne, comme hier, s’élargira encore, et c’est là un mouvement positif de l’histoire qu’il faut entretenir. Pas à n’importe quelles conditions, certes. Les critères qui permettent l’élargissement sont connus, ils se sont appliqués hier et ils doivent s’appliquer aujourd’hui et demain à tous les pays candidats, rigoureusement sans doute, mais aussi sans a priori religieux ou autre.
Le vide des propositions institutionnelles
Dans un double mouvement, Sarkozy et Merkel appellent à la ratification et à la mise en œuvre du Traité de Lisbonne et, simultanément, critiquent une Europe bureaucratique qui applique mécaniquement des règles tatillonnes. C’est, là encore, l’expression de leur volonté de flatter leur électorat conservateur, toujours prompt à dénoncer la bureaucratie bruxelloise, et leur absence de vision institutionnelle de moyen terme.
Qu’il faille limiter le zèle bureaucratique de certains fonctionnaires, c’est une évidence, non seulement à Bruxelles mais aussi dans chacun de nos Etats, voire de nos collectivités territoriales pourtant plus proches de nous ! Mais la modestie de la fonction publique européenne, particulièrement de la Commission européenne, face à celle de chacun de nos Etats membres réduit sensiblement le danger, non ? C’est là un populisme facile de la part de prétendus dirigeants.
En revanche, plus préoccupante est leur absence de vision institutionnelle de moyen terme.
Sarkozy et Merkel s’accommodent d’une Union européenne sans ambition forte parce qu’elle ne se dote pas des moyens institutionnels qui lui permettrait de peser dans les affaires du monde. Leur ambition se réduit à être les premiers d’un directoire de Chefs d’Etat et de gouvernement.
Le projet de construction européenne, dès l’origine, affirmait une perspective plus vaste : unir des peuples, hier ennemis, dans un ensemble politique fédéral cohérent !
Alors, bien sûr, le Traité de Lisbonne doit être adopté et mis en œuvre puisque, faute d’engagement fort et de lâcheté de la part de quelques-uns, le Traité constitutionnel européen n’a pu être ratifié, en France notamment. Mais est-ce suffisant ? Assurément, non !
Dès maintenant, pour permettre un meilleur fonctionnement des institutions européennes des actuels 27 Etats membres, il faut programmer la prochaine évolution institutionnelle, en préciser les procédures, en particulier les modalités d’association des peuples et de leurs représentants, comme son étendue et son périmètre.
Aller plus loin
L’Action fédéraliste ″Socialisme & Liberté″ (AFSL) demande à tous les candidats aux prochaines élections au Parlement européen, à leur formation politique, aux gouvernements des 27 Etats membres comme aux responsables des institutions européennes de mettre ce sujet difficile à l’ordre du jour, loin des ″coups médiatiques″ indignes de Chef d’Etat et de gouvernement.
17 mai 2009
Le long chemin vers un parti véritablement européen : le PSE et son Manifeste
Le Centre d'études et de recherches fédéraliste (CERF) vient de publier dans sa nouvelle série de "Documents de travail" une étude de François et Pierre Bonhomme sur les mutations internes du PSE vers un parti européen et qui ont rendu possible la réalisation du Manifeste, véritable contrat de législature du PSE pour les cinq ans qui viennent (2009-2014).
Cette étude est disponible, sur simple demande, au siège du Centre d'études et de recherches fédéralistes (CERF) ou par mail.
Centre d'études et de recherches fédéralistes
20, rue des Tournelles
75004 Paris (France)
Tel : +33 1 42 72 71 24
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25 avr. 2009
Elections européennes 2009 : s'opposer franchement et méthodiquement à l'abstention !
L’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) est gravement préoccupée par l’utilisation non maîtrisée des enquêtes publiées par Eurobaromètre concernant le prochain scrutin européen de juin 2009.Selon le résultat de la dernière enquête, réalisée en février 2009 (Eurobaromètre Parlement Européen, EB Standard 71), la plupart des Européens ignoraient encore la date du scrutin et, à l’heure de la réalisation de l’enquête, s’en désintéressaient. Mais ladite enquête précise justement que cet état de l’opinion est fort comparable à celui constaté en 2004, à même période, en vue des élections de cette année-là. De là à en conclure ou à en projeter une abstention lors des élections de juin prochain elles-mêmes, il y a un pas que l’analyste rigoureux ne saurait franchir.
Le constat de la relative apathie de l’opinion concernant le futur scrutin doit cependant être un signal pour chacun, un appel à sa responsabilité, à son devoir d’action démocratique. Nul ne doit accepter et accréditer par avance une abstention qui serait inéluctable.
L’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) demande solennellement aux Autorités européennes et des 27 Etats membres d’agir pour convaincre les citoyennes et citoyens des différents pays de l’UE de voter aux prochaines élections européennes. L’AFSL appelle les différents partis européens et nationaux à mobiliser leurs adhérents et membres en vue du nécessaire débat démocratique dont l’Union européenne doit être l’enjeu.
Enfin, l’Action fédéraliste "socialisme & Liberté" (AFSL) invite particulièrement journalistes et femmes et hommes de médias à la rigueur et à la responsabilité. Nous vivons dans un monde où les libertés, y compris les libertés d’expression, sont fragiles et toujours menacées. Leur socle le plus sûr sera toujours une vie démocratique riche et respectueuse dans chacun de nos Etats comme dans l’Union européenne.
Sachons ne pas oublier que c’est pour lutter contre le spectre des fascismes et des totalitarismes que l’Union européenne a été conçue par ses fondateurs !
04 avr. 2009
Des avancées positives
Paris, le 5 avril 2009
"L'humanité ne se pose que les problèmes qu'elle est en mesure de résoudre" affirmait naguère Karl Marx. Sans doute. Il est vrai aussi que "les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité, et ils ne voient la nécessité que dans la crise", pour reprendre Jean Monnet. De ce point de vue, l'actualité de la semaine passée a fourni quelques exemples qui ne peuvent que renforcer dans leur conviction socialistes et fédéralistes.
Le Sommet de Londres du G20
Contrairement à ce qu'ils pensent, nos hommes d'Etat et autres chefs de gouvernement décident moins du cours des choses qu'ils ne les subissent. L'ampleur de la crise économique et financière convainc quelques-uns des plus libéraux à des initiatives fortes des pouvoirs publics et des Etats (ainsi Nicolas Sarkozy, qui n'est plus à une contradiction près !), et pour les mêmes et quelques autres à envisager des interventions publiques à tout le moins concertées, voire coordonnées, bref, à se rallier à des solutions fédéralistes comme Monsieur Jourdain faisait de la prose.
Avec toutes les limites d'un tel show, le Sommet de Londres se résout à une "solution globale" de cette crise globale, à une solution mondiale de cette crise mondiale (point 2 du communiqué final), ce qui passe par le renforcement de la régulation financière et la refonte des institutions financières.
En septembre 2008, nous avions salué la clairvoyance de Dominique Strauss-Kahn et de la qualité de ses propositions. Il a été pleinement entendu, et le FMI voit ses ressources significativement augmentées et sa réforme interne programmée.
Tout aussi important, même si les grands médias y accordent peu d'importance, la volonté affirmée des membres du G20 de rejeter le protectionnisme et de continuer de promouvoir le commerce et l'investissement mondial. Le Directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC/WTO), Pascal Lamy, s'inquiète à juste titre du tassement du commerce mondial. La réaffirmation par le G20 de la nécessité de parvenir à conclure positivement le cycle de négociations de Doha nous semble essentielle pour inverser cette tendance et permettre un développement plus équitable, fondement de la paix future de nos peuples et de nos nations.
Vieille Europe et Renouveau progressiste
Dans ce contexte, le tandem Merkel/Sarkozy est apparu à la traîne et singulièrement daté. Face à l'énergie de l'organisateur de la manifestation, Gordon Brown, aux propositions positives des responsables des grandes organisations internationales (Dominique Strauss-Kahn et Pascal Lamy pour ne citer que ces deux là), à la diplomatie créative du jeune président américain Obama, la vieille Europe de Sarkozy et Merkel semblait grincheuse et à côté de la plaque.
Oui, les progressistes, socialistes et fédéralistes inclus, ont des solutions pertinentes et adaptées à la crise et au monde présents !
Le Forum progressiste mondial / Global progressive forum (FPM/GPF), qui s'est réuni à Bruxelles les 2 et 3 avril 2009, vient d'en fournir un bel exemple. Parti socialiste européen, Internationale socialiste, Confédération syndicale internationale et grands réseaux d'ONGs étaient présents pour penser une nouvelle mondialisation, plus humaine et équitable. Le Président Clinton et Howard Dean étaient aux côtés des socialistes européens et de l'altermondialiste brésilien Chico Whitaker pour contribuer à cette réflexion ouverte.
Les travaux du GPF sont consultables sur le site du forum www.globalprogressiveforum.org , ils font suite aux précédentes manifestations du forum à Bruxelles (en 2003) et à Milan (en 2005), et à sa participation toutes ces dernières années aux Forums sociaux. L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) soutient le FPM/GPF depuis sa création et participe régulièrement à ses initiatives.
Une diplomatie américaine très active
Rompant avec la diplomatie de GW Bush, le Président Obama met en place une diplomatie américaine très ouverte et active, dont il est assurément l'élément central, mais qui permet aussi à d'autres personnalités de jouer leur partition. Nous venons de souligner la présence de l'ancien Président Clinton et d'Howard Dean à la manifestation du GPF. Howard Dean est aussi venu à Paris rencontrer le Parti socialiste et des personnalités de gauche, à l'invitation du think tank Terra Nova, Hillary Clinton, comme Secrétaire d'Etat, poursuit de son côté un travail de fond sur les grands dossiers de politique étrangère.
Cette activité large est une bonne nouvelle dans un monde particulièrement instable.
C'est aussi une opportunité pour les progressistes, hommes et femmes de gauche, socialistes et fédéralistes, en France et en Europe, pour faire avancer des idées positives pour le monde de demain. L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) prendra sa part et apportera sa contribution à cette phase qui, nous n'en doutons pas, verra le recul des forces conservatrices !
05 mars 2009
Soutien à la CPI pour l'arrestation d'Omar Hassan El Bechir
La mise en place d'une juridiction internationale pérenne, la Cour pénale internationale (CPI), par le Traité de Rome de 1998, représente une avancée importante du droit international sous l'égide des Nations Unies.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) a soutenu le processus qui a abouti au Traité de Rome et à la création de la CPI. Elle considère que l'humanité jette ainsi les bases d'un ordre juridique international qui garantit aux Etats comme aux individus leurs droits imprescriptibles, sans pour autant se substituer aux juridictions existantes. C'est là incontestablement une étape importante vers un ensemble fédéral à l'échelle du monde.
Par sa résolution 1593 du 31 mars 2005, le Conseil de sécurité des Nations Unies a déféré au Procureur de la CPI la situation au Darfour depuis le 1er juillet 2002. Le 14 juillet 2008, le Procureur de la CPI a requis un mandat d'arrêt contre Omar Hassan El Bechir, Président en exercice du Soudan, après avoir présenté des éléments de preuve démontrant son implication dans des "crimes de génocide, des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre au Darfour".
Le 4 mars 2009, la Chambre préliminaire I de la CPI a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre du Président soudanais pour les chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, sans reconnaître celui de génocide. C’est le premier mandat d’arrêt jamais délivré par la CPI à l’encontre d’un chef d’État en exercice.
Comme l'Union africaine (UA) et ses Etats membres, l'AFSL entend "promouvoir une paix et une réconciliation durables ainsi qu'une gouvernance démocratique au Soudan". Mais elle affirme que la mise en place d'une justice internationale impartiale facilite la réalisation de cette perspective.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) souhaite que les Autorités françaises soutiennent pleinement la CPI, l'espérance d'un règlement politique de toutes les crises de la zone (Tchad, Darfour, Soudan) ne pouvant être le prétexte d'atermoiements équivoques.
Enfin, l'AFSL appelle les Etats non signataires du Traité de Rome, en particulier la Chine, Israël, la Russie et les USA, à examiner à nouveau honnêtement leur position. Régulièrement agressé par son voisinage, Israël ne peut prétendre bénéficier du soutien de la communauté internationale sans en accepter les règles générales. De même, les trois autres Etats ne peuvent - moralement - prétendre jouer un rôle de premier plan dans le concert des nations, notamment comme membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, sans accepter les conséquences des actes qu’ils ont eux-mêmes contribué à poser.
Au cours des prochains mois, l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) suivra avec attention la mise en place des poursuites contre le Président soudanais en exercice, et veillera particulièrement à l'engagement des Autorités françaises et européennes sur ce dossier.
28 févr. 2009
Fédéchoses n°142, décembre 2009 - 35è année
La revue "Fédéchoses...pour le fédérallisme" est une publication trimestrielle qui a désormais 35 ans. Belle continuité, qui ne fait pas apparaître la somme de travail, d'astuces et aussi de sacrifices (notamment financiers) de celles et ceux qui en sont les animateurs depuis cette date, en particulier Jean-Luc Prevel et Jean-Francis Billion.
Ce dernier numéro est l'occasion d'un changement de maquette, d'un renouvellement de l'équipe de rédaction (mais toujours autour des premiers animateurs), et enfin du lancement d'un site web www.pressefederaliste.eu .
A quelques semaines des prochaines élections européennes, on notera plusieurs articles sur le sujet, et notamment le texte de la résolution du dernier congrès de l'Union européenne des fédéralistes (UEF), qui appelle notamment les formations politiques européennes à désigner dès maintenant leur candidat pour la présidence de la Commission européenne. L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) soutient cette proposition, et souhaite en particulier que le Parti socialiste européen (PSE) désigne enfin son candidat pour cette éminente fonction.
Très aimablement, et en plein accord avec nous, Fédéchoses reproduit par ailleurs notre analyse sur les dernières élections prud'homales.
Abonnez-vous et faites abonner à Fédéchoses !!
13 déc. 2008
Claudine Mukizwa à l'honneur !
Notre camarade Claudine Mukizwa, belgo-burundaise résidant à Paris, élue depuis mars 2008 au Conseil du IVè arrondissement, et membre du Bureau de l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL), est à l'honneur du dernier numéro du magazine "Amina" (n°464, décembre 2008, dans tous les kiosques et maisons de la presse).
Claudine Mukizwa y évoque son enfance au Burundi, son départ au Cameroun pour fuir la guerre dans son pays, enfin ses études et sa vie en Belgique avant son arrivée en France, à Paris, où elle est désormais établi avec son mari et où elle travaille.
C'est pour elle l'occasion de revenir sur son engagement pour une société plus juste et plus ouverte, ici et là-bas, et sur son action dans le IVè arrondissement.
Bravo à Claudine, et plein succès dans ses combats (que nous partageons) !
12 déc. 2008
Archives proudhoniennes 2008
Depuis le début des années 80, parallèlement au séminaire de recherches "Atelier Proudhon" de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) qu'elle animait alors, Rosemarie Ferenczi prit l'initiative avec quelques autres (Jean Bancal, Bernard Voyenne,...) de créer une petite société savante, la Société PJ Proudhon.
Quelques-uns des fondateurs sont aujourd'hui disparus, notamment Bernard Voyenne, vieil ami de l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) et de quelques-uns d'entre nous.
Petite sans doute, la Société PJ Proudhon est cependant toujours vaillante et active. Elle tient un colloque au moins tous les ans, dont elle publie régulièrement les actes, et un bulletin annuel, les "Archives proudhoniennes". Un "Fonds Proudhon" a en outre été créé au Musée social, qui fournit au chercheur, au militant, voire au curieux, une documentation sur le philosophe bisontin. 2009 est à l'agenda de la Société, ce sera en effet le bicentenaire de la naissance de Proudhon.
La livraison 2008 des "Archives Proudhoniennes" est depuis quelques jours disponible. Elle comporte une étude de Edward Castleton sur la critique des théories fouriéristes par Proudhon, à travers les cahiers de lecture de septembre-octobre 1841 du jeune Proudhon.
La deuxième partie de cette édition 2008 est consacrée à la publication de deux préfaces inédites de Michel Augé-Laribé pour deux ouvrages de Proudhon, rédigées initialement dans le cadre du projet d'oeuvres complètes de Proudhon (chez Marcel Rivière, reprint chez Slatkine, et que les proudhoniens chevronnés connaissent bien).
Enfin, troisième partie, la présentation et l'édition de cinq lettres de Proudhon par Patrice Rolland.
Inlassablement, la Société PJ Proudhon poursuit ainsi la publication d'aspects méconnus de l'oeuvre du grand fédéraliste et, par ses travaux (colloques et journées d'études), contribue à faire apprécier l'actualité de sa pensée.
Merci encore à la Société PJ Proudhon de ce travail difficile sur un auteur trop méconnu !
Maurice Braud
03 déc. 2008
Elections prud'homales 2008 : au-delà d'une abstention annoncée
Paris, le 6 décembre 2008
Le 3 décembre 2008, les travailleurs salariés et les employeurs étaient appelés aux urnes pour élire les 14 512 conseillers prud'homaux des juridictions qui, en France, sont chargées de juger les litiges du travail.
Depuis 1979, date du 1er scrutin national, la participation à ce vote a continuellement et régulièrement baissé. Les électeurs - qui en ont par ailleurs une image positive - boudent ce scrutin. Les médias, en ce début décembre 2008, ont accompagné et préparé ce mouvement, laissant entendre depuis plusieurs jours que la participation en serait vraisemblablement faible.
Les responsables gouvernementaux ont pour leur part peu soutenu en amont ce scrutin. La campagne officielle a - pour le moins - été discrète. On ne peut dire que les salariés aient eté fortement sensibilisés et sollicités pour accomplir leur devoir civique, comme si un autre projet était déjà à l'oeuvre.
Les organisations syndicales et patronales sont divisées sur l'importance de ce scrutin, et quelques-unes d'entre elles militent ouvertement pour l'abandon de cette élection au profit d'une représentation des différentes organisations au prorata de leurs résultats électoraux lors des élections professionnelles dans les entreprises (CE, DP, ...).
Cette avance de l'abandon du suffrage universel pour les conseils prud'homaux est masquée, insidieuse, et même si de nombreux médias s'en font les complices volontaires ou non, elle doit être fortement dénoncée. Les démocrates de tous bords ne peuvent se réjouir de l'abandon d'un scrutin démocratique pour le remplacer par des nominations "syndicales" ou "patronales" des juges du travail que sont les conseillers prud'homaux, et selon une représentation construite à partir de scrutins qui ont un autre objet.
Les fédéralistes, qui toujours oeuvrent - suivant le "principe d'exacte adéquation" - au traitement des problèmes au niveau où ils se posent, sont particulièrement interpellés à ce propos.
Leur combat sans cesse repris pour la démocratisation des institutions publiques par et pour les citoyens, leur lutte séculaire et déterminée pour un vrai "dépérissement de l'Etat" exigent qu'ils dénoncent la rhétorique qui, à terme, menace le principe de la seule juridiction française véritablement indépendante, indépendante parce que démocratiquement élue.
Sans doute convient-il de repenser, puis de réformer, les modalités du scrutin de telle sorte qu'il captive davantage l'attention ; sans doute les enjeux de cette élection peuvent-ils être plus clairement explicités aux électeurs, salariés ou employeurs. Mais le principe de l'élection, lui, ne saurait sans danger être remis en cause.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) milite pour des institutions décentralisées et des structures internes de caractère fédéral en France et dans le monde. L'élection démocratique des conseils prud'homaux par les travailleurs eux-mêmes, qu'ils soient salariés ou employeurs, est en France une condition du "fédéralisme économique" cher aux théoriciens fédéralistes de la fin du XIXè et aux syndicalistes révolutionnaires du début du XXè siècle. L'AFSL, qui s'est toujours idéologiquement et politiquement située dans cette filiation, suivra attentivement l'évolution de ce débat dans les mois à venir, et alertera en conséquence les citoyens sur les éventuelles atteintes à leurs droits.
22 nov. 2008
Parti socialiste (PS) : Construire l'alternative à la droite conservatrice
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) regroupe des socialistes fédéralistes, mais elle n'intervient pas dans les débats internes du Parti socialiste (PS). Les membres de l'AFSL se déterminent individuellement et librement par rapport à ce parti, et tous n'en sont pas membres.
Ceci étant dit, les débats internes de cette organisation, dans la mesure où elle regroupe le plus grand nombre de socialistes en France et qu'elle représente en France la force politique la plus importante à la droite conservatrice et réactionnaire conduite par Nicolas Sarkozy, ne peuvent nous laisser indifférents.
Et s'il y a beaucoup à dire parmi les diverses éminences du PS, sur les uns, les unes et les autres, il n'en demeure pas moins que la présentation qui en est faite généralement dans les médias et dans la presse est plus l'expression de l'indigence de ces derniers que du PS lui-même : l'absence de réelles enquêtes pour se limiter aux seuls cancans, une culture politique sommaire, un esprit d'investigation limité aux propos de café du commerce.
Le débat plutôt que le caporalisme
Et pourtant, le PS et ses membres doivent être fiers de leur capacité à offrir le spectacle d'une vie démocratique interne unique parmi les organisations politiques françaises et partant, à animer la vie politique en France. Le débat interne au PS de 2004 sur le traité constitutionnel comme en 2006 la procédure de sélection du candidat-e socialiste à l'élection présidentielle de 2007, demeurent les exemples les plus positifs de cette vie démocratique intense.
En regard, les organisations de la droite conservatrice (comme l'UMP) et du centre (MoDem de Bayrou) apparaissent comme des organisations politiques caporalisées au service de l'ambition d'un seul homme.
Et parmi les autres organisations de gauche, aucune n'accepte aussi ouvertement la transparence de ses débats.
Assumer et organiser une concurrence transparente entre les personnalités
Le procès implicite à gauche sur les pratiques du PS ne porte pas sur cette vie démocratique mais sur ce qui serait l'absence d'enjeux de fond des querelles internes aux socialistes. Ainsi, considérant que rien d'essentiel ne différencie les principaux protagonistes socialistes, il conviendrait de railler leur querelle de personnes. C'est oublier un peu vite que la politique est aussi choix sur les personnes chargées d'incarner, à un moment donné, un combat pour des valeurs et un programme. C'est l'honneur des socialistes d'assumer cette part souvent dissimulée du combat politique. Il est donc estimable qu'après le vote sur les textes d'orientation ou motions, on en vienne logiquement aux votes sur les personnes. C'est ce qui est en cours.
L'antienne de la scission
Depuis le début des années 70 et après Epinay, la droite conservatrice française pleure le bon vieux temps des années 50 et 60 où la gauche divisée laissait la place au gaullisme triomphant. Ce rêve hante encore la droite française et quelques plumitifs médiocres reprennent cette antienne sans qu'elle repose sur quoi que ce soit. Les deux candidates ont elles-mêmes exclu cette idée, et l'intérêt bien compris des différents responsables du PS, souvent élus de collectivités territoriales, est de disposer d'une majorité stable, avec un noyau PS fort auquel s'adjoignent d'autres forces progressistes locales ou nationales. De même, les autres forces de gauche en France ont elles aussi intérêt à un PS fort mais non dominateur qui leur offre la possibilité d'accéder aux responsabilités au sommet de l'Etat.
Il est symptomatique qu'une presse et des médias peu attentifs à l'éthique professionnelle ou soumis à un actionnariat de grands groupes économiques particulièrement actifs reprennent cette vieille rengaine. Il appartient aux citoyens progressistes, aux membres du PS et à ses responsables de leur donner un démenti cinglant, en optant résolument pour l'unité interne respectueuse des différences et une dynamique collective alternative à la droite conservatrice et sans vision.
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12 oct. 2008
Actualité de "La Rose blanche"
La parution ces derniers jours, chez Tallandier, des "Lettres et carnets" de Hans et Sophie Scholl, met à nouveau en lumière le rôle majeur de ces jeunes allemands qui, en pleine Seconde guerre mondiale et dans l'Allemagne nazie, ont mis en place un véritable réseau de résistance au nazisme (1).
Un film, il y a quelques années, très bien réalisé, avait contribué lui aussi à mieux faire connaître aux plus jeunes générations ces jeunes allemands anti-nazis (2). Mais, pour le public français et francophone, le premier hommage doit aller aux Editions de Minuit. Modeste par leur taille et leurs moyens, les Editions de Minuit furent d'abord clandestines et expressions d'une résistance au nazisme. L'un de ses fondateurs, l'écrivain Vercors, publiera ainsi "Le silence de la mer" dès la fin 1942. En 1955, les Editions de Minuit éditeront le récit d'Inge Scholl (la jeune soeur d'Hans et de Sophie) sur la Rose Blanche et les quelques tracts et documents réalisés par "die weisse Rose". Ce premier ouvrage vient d'être réédité en 2008, toujours par les Editions de Minuit (3).
L'actualité de la Rose blanche, me semble-t-il, est triple.
Tout d'abord, il s'agit d'emblée d'un mouvement essentiellement anti-nazi, opposé fondamentalement à l'embrigadement d'un peuple par les techniques d'hier (intimidations, pressions et éliminations systématiques des opposants) comme par les plus modernes (manifestations mises en scène et nouvelles technologies de l'information comme radio et cinéma). La Rose blanche invite - hier, aujourd'hui et demain - à résister à toutes les propagandes, à s'en remettre d'abord au jugement individuel critique, à défendre encore et toujours les libertés individuelles comme collectives, toujours fragiles.
Le second aspect de l'actualité de la Rose blanche renvoie à la foi catholique et romaine de ses membres. Les valeurs que portaient les membres de la Rose blanche, à commencer par Hans et Sophie Scholl, leur soif d'absolu, les ont amenées à engager une action dont l'impact les dépassait très largement. Les militants laïques que nous sommes savent qu'une lutte désintéressée, sincère, pour un idéal qui nous dépasse, nous engage très au-delà du premier objectif envisagé pour concevoir de nouvelles étapes et atteindre des cibles encore jamais imaginées. Les laïques ne prétendent pas connaître les fins dernières du monde, ils préfèrent s'attacher à construire un monde meilleur au seul moyen de leur raison et de leur intelligence. Mais ils savent qu'hier, contre les fascismes et le nazisme, aujourd'hui et sans doute demain, ils rencontrent d'autres soeurs et frères humains capables de se dépasser pour des valeurs humanistes que nous partageons. Ni l'argent ni la contrainte ne peuvent s'opposer durablement à cette puissance.
Enfin, le troisième aspect de l'actualité de la Rose blanche, c'est son attachement au fédéralisme, pour garantir les spécificités et libertés de tous mais aussi de chacun, individus comme collectivités. A plusieurs reprises, en particulier dans "l'Appel à tous les Allemands", les animateurs de la Rose blanche affirmaient clairement après la défaite nazie la nécessité de la reconstruction tant de l'Allemagne et que de l'Europe suivant un schéma fédéral : "L'Allemagne future ne peut être que fédérale. Seule une conception saine, et fédérale, de l'Etat donnera une nouvelle vie à l'Europe affaiblie. Un socialisme bien compris libérera la classe des travailleurs de la plus basse forme d'esclavage qui est la sienne. L'économie particulariste doit cesser en Europe. Chaque peuple, chaque individu a droit aux richesses du monde".
Hans, Sophie Scholl et Christoph Probst furent exécutés en février 1943. Kurt Huber et Alexander Schmorell en juillet, Willy Graf en octobre de la même année. La Rose blanche toutefois ne se fanera pas !
Maurice Braud
(1) Hans et Sophie Scholl, "Lettres et Carnets". Edition établie par Inge Jens, traduit de l'allemand, préfacé et annoté par Pierre-Emmanuel Dauzat. Tallandier, 368 p., 23 EUR.
(2) Le cinéaste allemand Marc Rothemund a réalisé en 2005 un film émouvant et rigoureux, Sophie Scholl, les derniers jours (en allemand Sophie Scholl, die letzten Tage). Il relate l'arrestation du groupe de jeunes gens, l'instruction de leur procès et leur exécution.
(3) Inge Scholl, "La Rose blanche. Six allemands contre le nazisme", Les Editions de Minuit, Paris 2008, 6.80 EUR
26 sept. 2008
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" a participé aux Journées civiques européennes (La Rochelle, 4-6 septembre 2008)
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) a participé aux premières journées civiques européennes, organisées à La Rochelle par le Forum civique européen du 4 au 6 septembre 2008.
L'AFSL, qui appelle à une politisation des enjeux de l'Union européenne depuis de longues années, ne pouvait que se retrouver dans l'objectif de débattre sans oeillères et avec de très nombreux réseaux associatifs et d'ONGs de l'actualité européenne et de la construction d'une Union européenne concrète, par et pour ses citoyens.
Ce fut aussi l'occasion pour l'AFSL de renouer les contacts avec plusieurs collectifs associatifs (CAFECS et FONDA), de saluer chaleureusement d'autres amis fédéralistes (notamment le "Taurillon" et les Jeunes européens), enfin de renforcer la discussion en vue d'action commune à mettre en oeuvre avec le Forum permanent de la société civile.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) a en effet fortement contribué, au milieu des années 90, au combat pour la "Charte européenne des droits fondamentaux" avec les fondateurs du Forum permanent de la société civile, repris finalement par les Chefs d'Etat et de gouvernement à partir de 1999 et la création de "l'Enceinte", devenue ultérieurement la première "Convention européenne". Nous n'avons pas oublié cette période, et nous sommes fiers d'avoir été de ceux - pas si nombreux !- qui s'y sont investis alors et qui, finalement, ont triomphé avec la proclamation de la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
Aujourd'hui, le Forum permanent de la société civile, alarmé comme nous le sommes par le hiatus persistant entre l'UE et ses citoyens, exige une approche radicalement nouvelle de telle sorte que la société civile soit réellement associée aux différentes politiques de l'UE et à la réflexion sur le devenir institutionnel de l'UE.
Mais, plus encore, à la fois pour mobiliser largement les citoyens de l'UE et leurs associations et, tout autant, pour faire de l'UE le cadre protecteur face à la dérégulation mondiale de l'économie, le Forum permanent de la société civile préconise l'élaboration d'une Charte européenne des biens collectifs/publics et des droits collectifs.
L'AFSL va travailler avec d'autres réseaux associatifs français et européens pour préciser le calendrier et les étapes d'un tel projet.
Assurément, la participation active de l'AFSL aux Journées civiques européennes est donc un franc succès !
23 sept. 2008
La dimension mondiale de la crise financière exige une réponse à la même échelle !
Altiero Spinelli et Ernesto Rossi appelaient dans le "Manifeste de Ventotene" - dès les années 40, et contre les fascismes ! - à distinguer entre partis progressistes et partis réactionnaires selon qu'ils restaient cantonnés à la conquête du pouvoir politique national (les réactionnaires) ou qu'ils tentent d'ébaucher l'unité politique de tout le genre humain (les progressistes).
L'approche que propose Dominique Strauss-Kahn dans son article du quotidien "Le Monde" du mercredi 24 septembre 2008 relève de cette vision authentiquement progressiste, que les fédéralistes conséquents doivent soutenir et appuyer (disponible sur le site www.imf.org ). Il suggère, à juste titre, d'adopter une solution globale pour traiter efficacement la crise du système financier mondial, alors que de nombreux responsables politiques nationaux ont voulu la minimiser voire la nier, à commencer par les Autorités françaises et le Président Sarkozy.
Devant l'ampleur de la crise, sous la contrainte, la plupart des gouvernements nationaux accepte aujourd'hui la nécessité d'une réponse collective, internationale et publique. Nicolas Sarkozy lui-même, ce qui ne manque pas de piquant, en est réduit lui aussi à appeler de ses voeux une conférence internationale ! Mais tout cela sans vision ni projet véritable, si ce n'est celui des capitalistes et de leurs affidés de tous temps : faire payer à tous les pertes et l'irresponsabilité de quelques-uns !
Au-delà du traitement curatif immédiat, Dominique Strauss-Kahn préconise d'organiser une véritable régulation financière mondiale pérenne, en coopération avec tous les acteurs de la finance mondiale, la prochaine assemblée du FMI dans trois semaines pouvant fournir l'occasion d'un premier dialogue en ce sens entre représentants des Etats et gouverneurs de banques centrales.
C'est là l'orientation de moyen terme sur laquelle nous devons travailler.
Action fédéraliste "Socialisme & Liberté"
(AFSL)
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23 juil. 2008
Arrestation de Rodovan Karadzic
L’arrestation le 21 juillet 2008 de Radovan Karadzic est une nouvelle que l’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) salue avec joie.
Recherché depuis près de treize ans maintenant, accusé de génocide et crimes contre l'humanité, M. Karadzic va enfin devoir s’expliquer devant la justice internationale des crimes odieux dont il s’est rendu responsable.
La « purification ethnique » des territoires de Bosnie-Herzégovine et son cortège d’horreurs, massacres de civils, exécutions sommaires, utilisation du viol comme arme de guerre, déportation, camps de concentration ont été légitimés et encouragés par Rodovan Karadzic et mis en œuvre par Ratko Mladic, toujours en fuite. Nous demandons aux Autorités serbes de poursuivre leurs investigations afin de parvenir à l’arrestation de ce dernier.
Nous notons que les Autorités de la République serbe de Bosnie considèrent qu’« Il est important qu'il soit traduit en justice pour en finir avec la honte pesant sur les Serbes, qui sont les otages de sa culpabilité ». L’AFSL souligne par ailleurs l’action courageuse des Autorités de Belgrade, et adresse ses félicitations au Président Boris Tadic, Président de la République de Serbie et leader du Parti démocratique, membre de l’Internationale socialiste (IS), pour ce succès.
Il appartient désormais à la juridiction internationale en charge de mener à bien un procès équitable.
L’effort certain des actuelles Autorités serbes doit être entendu et compris par l’Union européenne et ses Etats membres. Il est une main tendue, une demande de soutien et un désir de paix pour tous les Etats et pays européens et voisins, une affirmation d’engagement et d’approfondissement démocratiques, une volonté d’intégration au sein des peuples et des Etats européens. L’Union européenne et ses Etats membres doivent y répondre positivement.
19 juil. 2008
Revue d'études sur la construction européenne et le fédéralisme
Paris, le 19 juillet 2008
"L'Europe en formation", revue créée il y a de nombreuses années maintenant par Alexandre Marc dans le cadre du Centre international de formation européenne (CIFE), change de formule. Hier "Cahiers du fédéralisme", "L'Europe en formation" devient aujourd'hui "Revue d'études sur la construction européenne et le fédéralisme", tout en gardant son rythme trimestriel.
Cette première livraison de l'année 2008, la 347è (49è année), est donc à la fois ancrée dans une tradition idéologique et politique spécifique, celle du fédéralisme personnaliste, et ouverte à tous pour un examen du processus historique de construction européenne dans lequel nous évoluons. L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) a développé avec Alexandre Marc et toute l'équipe du CIFE un compagnonnage intellectuel ancien et riche, initié par notre vieil ami Claude-Marcel Hytte et poursuivi depuis par Maurice Braud et quelques autres.
Ce numéro s'ouvre par un article de Jean-Pierre Gouzy qui revient sur le sens et la portée du Congrès de La Haye dont il fut l'un des acteurs, à l'occasion du 60è anniversaire de l'événement. Deux études fouillées suivent ensuite sur les frontières de l'UE, le premier via une approche géopolitique sur la Turquie, le second à partir d'une réflexion plus originale empruntée à la philosophie morale. Stimulant !
Abdelmajid Hallaoui signe un article intéressant sur l'OMC et ses règles de décision, alors que s'ouvre ce 21 juillet 2008 un sommet décisif pour l'avenir du commerce multilatéral et l'OMC elle-même. On peut discuter ses conclusions, il n'empêche qu'en cas d'échec des présentes négociations du Cycle de Doha, c'est bien l'avenir de l'OMC et les modalités de régulation du commerce mondial qui sont en jeu !
Robert Toulemon plaide avec éloquence sur la nécessité des symboles pour faire vivre l'UE au coeur de ses peuples et de ses citoyens. Le Traité de Lisbonne, sous la pression de quelques Chefs d'Etat et de gouvernement, avait hélas gommé ces acquis des travaux de la Convention européenne.
La chronique de Jean-Pierre Gouzy sur la vie politique en Europe et dans le monde est heureusement maintenue, permettant ainsi de re-visiter l'actualité des derniers mois et de les mettre en perspective.
La revue évolue donc sensiblement, en douceur, d'une revue essentiellement vecteur d'une école philosophique et politique vers une revue plus académique sans doute et généraliste sur la construction européenne et les relations internationales. Cette évolution nous semble positive, elle permettra - nous l'espérons ! - d'élargir son lectorat tout en conservant son orientation d'origine. Abonnez-vous !!
Pierre Bonhomme
NB : "L'Europe en formation. Revue d'études sur la construction européenne et le fédéralisme", n°347, Printemps 2008. 12 EUR le numéro. Abonnement un an : 30 EUR
"L'Europe en formation" est publiée par le CIFE - 10, avenue des Fleurs, F-06000 Nice (France)
Tel: +33 4 93 97 93 97
europe.formation@cife.eu
www.europe-en-formation.eu
12 juil. 2008
Constats et pistes de sortie de crise après le non irlandais
Jusqu’au 13 juin, on aurait pu penser
qu’après une paralysie institutionnelle de près de trois ans, les prochaines
années auguraient de nouvelles perspectives pour le continent avec trois
évènements majeurs :
- la signature d’un nouveau traité,
- la présidence française du Conseil de
l’Union européenne,
- les élections européennes de juin 2009.
Or, le scrutin irlandais du 12 juin 2008 a totalement bousculé
les échéances européennes à venir.
Comparé au désastreux Traité de Nice,
celui de Lisbonne prévoit des outils plus adaptés non seulement au
fonctionnement d'une Union récemment élargie de 15 à 27 membres mais aussi aux
transformations rapides du monde actuel.
Ce texte ne remplace pas les traités
antérieurs. En revanche, il leur apporte des modifications substantielles. Il
prévoit notamment : la réduction de la taille de la Commission , le droit de
pétition, l’extension du vote à la majorité qualifiée aux
politiques de contrôle aux frontières,
d’asile, fonds structurels, au fonctionnement des service publics d’intérêt
général, à la politique énergétique, à la protection civile…, les pouvoirs du
Parlement européen et des parlements nationaux sont considérablement renforcés, la Charte européenne des droits fondamentaux est juridiquement contraignante, un poste
unique fusionne respectivement les postes de haut représentant PESC et de
commissaire aux affaires extérieures, la référence à la « concurrence
libre et non faussée » est retirée.
Bref, ce texte n’est pas parfait mais, en
dépit de ses modestes ajustements, il permet à l’Union de sortir de l’ornière
dans laquelle elle s’est embourbée.
Seulement voilà, le 12 juin, 882 000
Irlandais (soit 53,4% des bulletins exprimés), ont voté majoritairement « no »
à la ratification du traité de Lisbonne.
Le manque de compréhension lié à un faible
niveau d’information sur les questions européennes, la pointe nationaliste et
catholique, la faible cote de popularité du gouvernement sont à l’origine de ce
résultat.
Il est déplorable que les crises
politiques nationales se répercutent à l’échelle européenne, l’Europe servant
de « bouc-émissaire». On l’a vu en France, aux Pays-Bas, aujourd’hui en
Irlande. En République Tchèque, le président Vaclav Klaus, eurosceptique et
ultralibéral de renom, ne manquera pas non plus de créer des difficultés à la
ratification. Des 6 Etats n’ayant pas encore ratifié, c’est ce que l’on peut
craindre de pire.
En attendant, le processus de ratification
se poursuit et rendez-vous est donné au Conseil européen d’automne. Imaginons maintenant
que le traité est ratifié par les 26, comment pourrait-on le déclarer
mort ? En même temps, comme tout bon traité, pour entrer en vigueur,
Lisbonne doit être ratifié par tous, à l’unanimité !
Pourrait-on refaire voter les Irlandais
comme ce fut le cas pour le traité de Nice ? A l’époque, un an après avoir
voté contre, les Irlandais avaient approuvé le texte à 62,9% après avoir obtenu
des concessions dans les domaines militaire et fiscal.
Pourquoi l’Irlande devrait revoter alors
que les Français et Néerlandais ne l’ont pas fait après 2005 ?
Des pistes existent mais elles sont
difficilement applicables si on veut tenir compte de la réalité politique.
Pour débloquer la situation Il incombera à
la présidence française du Conseil de trouver des solutions. Or, le gouvernement français qui s’était fixé
comme priorités : l’Europe de la défense, la réforme de la Politique agricole
Commune, la révision des perspectives financières 2007-2013, la fiscalité
écologique et l’immigration et surtout la mise en œuvre de certaines modalités
institutionnelles de Lisbonne, devrait revoir son programme.
Notre responsabilité de socialistes est de
faire preuve de vigilance pendant cette présidence du Conseil de l’Union.
Notre devoir sera surtout de préparer
activement le scrutin européen de juin 2009.
Pour cela, le Parti Socialiste européen,
grâce à son président Poul Nyrup Rasmussen, est devenu pro gressivement un
véritable parti de militants bien plus que le simple parti de partis qu’il
était il y a peu : en organisant de vraies campagnes européennes, en appelant
les militants à s’impliquer dans les principaux scrutins nationaux, en leur ouvrant
les portes des réunions du PSE, habituellement réservées aux leaders, comme c’est
désormais le cas depuis le Congrès de Porto en décembre 2006 et le Conseil de
Sofia et bientôt, le 1er forum des militants à Vienne, le parti connaît
enfin forte une dynamique.
Dans la perspective des Européennes, la
direction du PSE a décidé d’associer les militants au travail d’élaboration du Manifeste,
programme commun à l’ensemble des socialistes, des sociaux démocrates et des
travaillistes de l’Union. En effet, et c’est totalement nouveau, chaque
adhérent a pu contribuer à l’élaboration de ce texte. Jusqu’à présent, aucun
autre parti européen n’a engagé une telle consultation.
En même temps, Il est indispensable que
les militants désignent le chef de file des socialistes pour conduire les
listes du PSE. Selon l’idée toujours soutenue par les socialistes français, le
futur chef de file de la majorité qui sera élue au Parlement européen doit
devenir le prochain président de
Pour redonner sens et dynamisme à l’intégration
européenne, notre action doit répondre aux attentes des citoyens : œuvrer
pour une meilleure protection sociale, une solidarité toujours plus grande, des
services publics accessibles et efficaces grâce à un budget européen lui
permettant de relever ces défis.
Pour cela, la pédagogie, et le scrutin irlandais l’a encore démontré, reste un élément fondamental afin de s’assurer de l’adhésion de nos concitoyens : annoncer les projets concrets que nous entendons doter l’Union future.
09 juil. 2008
Hommage à Joseph Ki-Zerbo
Paris, le 11 juillet 2008
La grande revue "Présence africaine" vient de publier une livraison spéciale sur "l'histoire africaine : l'après Ki-Zerbo". Cette livraison est l'occasion d'un retour sur le parcours impressionnant du grand historien et homme politique africain Joseph Ki-Zerbo (1922-2006), son apport scientifique à l'écriture de l'histoire des peuples africains, sa mise en cause de "l'école méthodique" (Ernest Lavisse, Charles Seignobos, ...) et sa volonté d'adapter à son champ historiques les problématiques et méthodes de Marc Bloch et de ce qui allait devenir l'école des Annales.
Il faut le dire ici : l'histoire du continent et des peuples africains, encore largement à poursuivre et à approfondir, est une réalité, même si elle est ignorée de quelques-uns. Cheikh Anta Diop et Joseph Ki-Zerbo ont joué un rôle décisif dans la définition de son champ et de ses méthodes.
Cette livraison de "Présence africaine" permet aussi de rappeler le rôle politique de Joseph Ki-Zerbo, dans les organisations étudiantes d'abord, notamment à la FEANF, puis dans les organisations politiques qui précipitent la décolonisation puis l'indépendance des Etats africains. Rappelons-le : Ki-Zerbo est l'un de ceux qui, dès l'origine, va tenter avec la création du Mouvement de libération nationale (MLN) en 1957 de lier harmonieusement indépendance nationale, socialisme et fédéralisme.
Cette volonté de construire l'indépendance nationale des différents Etats africains dans une perspective socialiste et fédérale d'Etats-Unis d'Afrique demeure sans doute l'un des moments les plus forts de l'histoire des jeunes Etats africains.
Joseph Ki-Zerbo a poursuivi son action politique jusqu'à la fin, de retour dans son pays devenu Burkina-Faso. Il y avait fondé le Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS), membre de l'Internationale socialiste.
Ceux qui l'ont connu alors savent combien sa forte personnalité pouvait quelquefois être un peu envahissante, la conscience de sa propre valeur n'est pas toujours propice au véritable échange... mais il ne pouvait laisser indifférent.
L'hommage de "Présence africaine" redonne vie à ce grand militant fédéraliste et socialiste et incite à approfondir ses travaux. Une lecture utile !
Pierre & François Bonhomme
Centre d'études et de recherches fédéralistes
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NB: "Présence africaine. Revue culturelle du monde noir", n°173, 1er semestre 2006 (paru en fait en décembre 2007/début 2008), 29 EUR
Après le G8 : Les Nations Unies plutôt qu'un directoire de nations pour régler les problèmes mondiaux !
Paris, le 11 juillet 2008
Vif et toujours stimulant, Jean Pisani-Ferry livre désormais régulièrement sa "carte blanche" dans le quotidien "Le Monde". Il s'agit d'une chronique sur l'économie européenne ou mondiale, toujours bien informée et intéressante. Dans l'édition du mercredi 9 juillet 2008, il revient justement sur le risque d'inflation et le manque de croissance redoutés à l'échelle mondiale. Il note les intérêts divergents dans cette phase délicate entre pays développés et pays émergents, et l'importance qu'il y aurait en conséquence à mieux associer ces derniers aux grandes affaires du monde.
L'argumentation de Jean Pisani-Ferry est parfaitement cohérente, et nous approuvons sa démonstration. En revanche, sa dernière proposition pour mieux associer les pays émergents nous semble, elle, discutable. S'il convient en effet de mieux associer et partant, de responsabiliser, les pays émergents aux grands équilibres économiques mondiaux dans lesquels ils interviennent de plus en plus, le cadre du G8 n'est pas - nous semble-t-il - le cadre approprié pour le faire.
Cela renvoie aux intentions discutables de mise en place, puis de pérennisation, de ce directoire. Pour notre part, nous considérons que les affaires du monde doivent être traitée dans les instances et organisations créées à cet effet par la communauté internationale dans son ensemble. C'est le sens de notre revendication pour une démocratisation et un renforcement des attributions de l'Organisation des Nations Unies. L'échec de la réforme des Nations Unies, en particulier la faiblesse de sa participation effective à la gouvernance économique et financière mondiale, et l'incapacité d'augmenter le nombre des Etats membres permanents du Conseil de sécurité pour accueillir les principaux pays émergents sont des questions cruciales dont nous devons contraindre nos responsables à se saisir.
La difficulté incontestable de réaliser cette réforme espérée ne justifie pas la pérennisation d'un directoire auto-proclamé de dirigeants politiques nationaux qui prétendent, dans une relative opacité, régler les grandes affaires du monde.
Le G8, élargi ou non aux pays émergents, n'est pas et ne peut prétendre devenir le cadre légitime de règlement de la politique économique et financière mondiale !
Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL)
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