Socialisme&Liberté

Action Fédéraliste "Socialisme & Liberté"

23 juil. 2008

Arrestation de Rodovan Karadzic

L’arrestation le  21 juillet 2008 de Radovan Karadzic est une nouvelle que l’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) salue avec joie.

Recherché depuis près de treize ans maintenant, accusé de génocide et crimes contre l'humanité, M. Karadzic va enfin devoir s’expliquer devant la justice internationale des crimes odieux dont il s’est rendu responsable.

La « purification ethnique » des territoires de Bosnie-Herzégovine et son cortège d’horreurs, massacres de civils, exécutions sommaires, utilisation du viol comme arme de guerre, déportation, camps de concentration ont été légitimés et encouragés par Rodovan Karadzic et mis en œuvre par Ratko Mladic, toujours en fuite. Nous demandons aux Autorités serbes de poursuivre leurs investigations afin de parvenir à l’arrestation de ce dernier.

Nous notons  que les Autorités de la République serbe de Bosnie considèrent qu’« Il est important qu'il soit traduit en justice pour en finir avec la honte pesant sur les Serbes, qui sont les otages de sa culpabilité ». L’AFSL souligne par ailleurs l’action courageuse  des Autorités de Belgrade, et adresse ses félicitations au Président Boris Tadic, Président de la République de Serbie et leader du Parti démocratique, membre de l’Internationale socialiste (IS), pour ce succès.

Il appartient désormais à la juridiction internationale en charge de mener à bien un procès équitable.

L’effort certain des actuelles Autorités serbes doit être entendu et compris par l’Union européenne et ses Etats membres. Il est une main tendue, une demande de soutien et un désir de paix pour tous les Etats et pays européens et voisins, une affirmation d’engagement et d’approfondissement démocratiques, une volonté d’intégration au sein des peuples et des Etats européens. L’Union européenne et ses Etats membres doivent y répondre positivement.

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19 juil. 2008

Revue d'études sur la construction européenne et le fédéralisme

Paris, le 19 juillet 2008

"L'Europe en formation", revue créée il y a de nombreuses années maintenant par Alexandre Marc dans le cadre du Centre international de formation européenne (CIFE), change de formule. Hier "Cahiers du fédéralisme", "L'Europe en formation" devient aujourd'hui "Revue d'études sur la construction européenne et le fédéralisme", tout en gardant son rythme trimestriel.

Cette première livraison de l'année 2008, la 347è (49è année), est donc à la fois ancrée dans une tradition idéologique et politique spécifique, celle du fédéralisme personnaliste, et ouverte à tous pour un examen du processus historique de construction européenne dans lequel nous évoluons. L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) a développé avec Alexandre Marc et toute l'équipe du CIFE un compagnonnage intellectuel ancien et riche, initié par notre vieil ami Claude-Marcel Hytte et poursuivi depuis par Maurice Braud et quelques autres.

Ce numéro s'ouvre par un article de Jean-Pierre Gouzy qui revient sur le sens et la portée du Congrès de La Haye dont il fut l'un des acteurs, à l'occasion du 60è anniversaire de l'événement. Deux études fouillées suivent ensuite sur les frontières de l'UE, le premier via une approche géopolitique sur la Turquie, le second à partir d'une réflexion plus originale empruntée à la philosophie morale. Stimulant !

Abdelmajid Hallaoui signe un article intéressant sur l'OMC et ses règles de décision, alors que s'ouvre ce 21 juillet 2008 un sommet décisif pour l'avenir du commerce multilatéral et l'OMC elle-même. On peut discuter ses conclusions, il n'empêche qu'en cas d'échec des présentes négociations du Cycle de Doha, c'est bien l'avenir de l'OMC et les modalités de régulation du commerce mondial qui sont en jeu !

Robert Toulemon plaide avec éloquence sur la nécessité des symboles pour faire vivre l'UE au coeur de ses peuples et de ses citoyens. Le Traité de Lisbonne, sous la pression de quelques Chefs d'Etat et de gouvernement, avait hélas gommé ces acquis des travaux de la Convention européenne.
La chronique de Jean-Pierre Gouzy sur la vie politique en Europe et dans le monde est heureusement maintenue, permettant ainsi de re-visiter l'actualité des derniers mois et de les mettre en perspective.

La revue évolue donc sensiblement, en douceur, d'une revue essentiellement vecteur d'une école philosophique et politique vers une revue plus académique sans doute et généraliste sur la construction européenne et les relations internationales. Cette évolution nous semble positive, elle permettra - nous l'espérons ! - d'élargir son lectorat tout en conservant son orientation d'origine. Abonnez-vous !!


Pierre Bonhomme

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NB : "L'Europe en formation. Revue d'études sur la construction européenne et le fédéralisme", n°347, Printemps 2008. 12 EUR le numéro. Abonnement un an : 30 EUR
"L'Europe en formation" est publiée par le CIFE - 10, avenue des Fleurs, F-06000 Nice (France)
Tel: +33 4 93 97 93 97
europe.formation@cife.eu
www.europe-en-formation.eu

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12 juil. 2008

Constats et pistes de sortie de crise après le non irlandais

Jusqu’au 13 juin, on aurait pu penser qu’après une paralysie institutionnelle de près de trois ans, les prochaines années auguraient de nouvelles perspectives pour le continent avec trois évènements majeurs :

- la signature d’un nouveau traité,

- la présidence française du Conseil de l’Union européenne,

- les élections européennes de juin 2009.

Or, le scrutin irlandais du 12 juin 2008 a totalement bousculé les échéances européennes à venir.

 Après les votes négatifs français et néerlandais de mai-juin 2005 sur le Traité de Rome, la tâche était rude et difficile de trouver un compromis pour relancer la construction communautaire. De plus, il était exclu que ce texte initial soit de nouveau soumis par référendum. Quant au fameux « plan B », on l’a suffisamment noté, il n’a jamais existé.

Comparé au désastreux Traité de Nice, celui de Lisbonne prévoit des outils plus adaptés non seulement au fonctionnement d'une Union récemment élargie de 15 à 27 membres mais aussi aux transformations rapides du monde actuel.

Ce texte ne remplace pas les traités antérieurs. En revanche, il leur apporte des modifications substantielles. Il prévoit notamment : la réduction de la taille de la Commission , le droit de pétition, l’extension du vote à la majorité qualifiée aux

politiques de contrôle aux frontières, d’asile, fonds structurels, au fonctionnement des service publics d’intérêt général, à la politique énergétique, à la protection civile…, les pouvoirs du Parlement européen et des parlements nationaux sont considérablement renforcés, la Charte européenne des droits fondamentaux est juridiquement contraignante, un poste unique fusionne respectivement les postes de haut représentant PESC et de commissaire aux affaires extérieures, la référence à la « concurrence libre et non faussée » est retirée.

Bref, ce texte n’est pas parfait mais, en dépit de ses modestes ajustements, il permet à l’Union de sortir de l’ornière dans laquelle elle s’est embourbée.

Seulement voilà, le 12 juin, 882 000 Irlandais (soit 53,4% des bulletins exprimés), ont voté majoritairement « no » à la ratification du traité de Lisbonne.

Le manque de compréhension lié à un faible niveau d’information sur les questions européennes, la pointe nationaliste et catholique, la faible cote de popularité du gouvernement sont à l’origine de ce résultat.

Il est déplorable que les crises politiques nationales se répercutent à l’échelle européenne, l’Europe servant de « bouc-émissaire». On l’a vu en France, aux Pays-Bas, aujourd’hui en Irlande. En République Tchèque, le président Vaclav Klaus, eurosceptique et ultralibéral de renom, ne manquera pas non plus de créer des difficultés à la ratification. Des 6 Etats n’ayant pas encore ratifié, c’est ce que l’on peut craindre de pire. 

En attendant, le processus de ratification se poursuit et rendez-vous est donné au Conseil européen d’automne. Imaginons maintenant que le traité est ratifié par les 26, comment pourrait-on le déclarer mort ? En même temps, comme tout bon traité, pour entrer en vigueur, Lisbonne doit être ratifié par tous, à l’unanimité !

Pourrait-on refaire voter les Irlandais comme ce fut le cas pour le traité de Nice ? A l’époque, un an après avoir voté contre, les Irlandais avaient approuvé le texte à 62,9% après avoir obtenu des concessions dans les domaines militaire et fiscal.

Pourquoi l’Irlande devrait revoter alors que les Français et Néerlandais ne l’ont pas fait après 2005 ?

Des pistes existent mais elles sont difficilement applicables si on veut tenir compte de la réalité politique.

Pour débloquer la situation Il incombera à la présidence française du Conseil de trouver des solutions.  Or, le gouvernement français qui s’était fixé comme priorités : l’Europe de la défense, la réforme de la Politique agricole Commune, la révision des perspectives financières 2007-2013, la fiscalité écologique et l’immigration et surtout la mise en œuvre de certaines modalités institutionnelles de Lisbonne, devrait revoir son programme.

Notre responsabilité de socialistes est de faire preuve de vigilance pendant cette présidence du Conseil de l’Union.

 

Notre devoir sera surtout de préparer activement le scrutin européen de juin 2009. 

Pour cela, le Parti Socialiste européen, grâce à son président Poul Nyrup Rasmussen, est devenu pro gressivement un véritable parti de militants bien plus que le simple parti de partis qu’il était il y a peu : en organisant de vraies campagnes européennes, en appelant les militants à s’impliquer dans les principaux scrutins nationaux, en leur ouvrant les portes des réunions du PSE, habituellement réservées aux leaders, comme c’est désormais le cas depuis le Congrès de Porto en décembre 2006 et le Conseil de Sofia et bientôt, le 1er forum des militants à Vienne, le parti connaît enfin forte une dynamique.

Dans la perspective des Européennes, la direction du PSE a décidé d’associer les militants au travail d’élaboration du Manifeste, programme commun à l’ensemble des socialistes, des sociaux démocrates et des travaillistes de l’Union. En effet, et c’est totalement nouveau, chaque adhérent a pu contribuer à l’élaboration de ce texte. Jusqu’à présent, aucun autre parti européen n’a engagé une telle consultation.

En même temps, Il est indispensable que les militants désignent le chef de file des socialistes pour conduire les listes du PSE. Selon l’idée toujours soutenue par les socialistes français, le futur chef de file de la majorité qui sera élue au Parlement européen doit devenir le prochain président de la Commission européenne.

Pour redonner sens et dynamisme à l’intégration européenne, notre action doit répondre aux attentes des citoyens : œuvrer pour une meilleure protection sociale, une solidarité toujours plus grande, des services publics accessibles et efficaces grâce à un budget européen lui permettant de relever ces défis.

Pour cela, la pédagogie, et le scrutin irlandais l’a encore démontré, reste un élément fondamental afin de s’assurer de l’adhésion de nos concitoyens : annoncer les projets concrets que nous entendons doter l’Union future.

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09 juil. 2008

Hommage à Joseph Ki-Zerbo

Paris, le 11 juillet 2008

La grande revue "Présence africaine" vient de publier une livraison spéciale sur "l'histoire africaine : l'après Ki-Zerbo". Cette livraison est l'occasion d'un retour sur le parcours impressionnant du grand historien et homme politique africain Joseph Ki-Zerbo (1922-2006), son apport scientifique à l'écriture de l'histoire des peuples africains, sa mise en cause de "l'école méthodique" (Ernest Lavisse, Charles Seignobos, ...) et sa volonté d'adapter à son champ historiques les problématiques et méthodes de Marc Bloch et de ce qui allait devenir l'école des Annales.
Il faut le dire ici : l'histoire du continent et des peuples africains, encore largement à poursuivre et à approfondir, est une réalité, même si elle est ignorée de quelques-uns. Cheikh Anta Diop et Joseph Ki-Zerbo ont joué un rôle décisif dans la définition de son champ et de ses méthodes.

Cette livraison de "Présence africaine" permet aussi de rappeler le rôle politique de Joseph Ki-Zerbo, dans les organisations étudiantes d'abord, notamment à la FEANF, puis dans les organisations politiques qui précipitent la décolonisation puis l'indépendance des Etats africains. Rappelons-le : Ki-Zerbo est l'un de ceux qui, dès l'origine, va tenter avec la création du Mouvement de libération nationale (MLN) en 1957 de lier harmonieusement indépendance nationale, socialisme et fédéralisme.
Cette volonté de construire l'indépendance nationale des différents Etats africains dans une perspective socialiste et fédérale d'Etats-Unis d'Afrique demeure sans doute l'un des moments les plus forts de l'histoire des jeunes Etats africains.
Joseph Ki-Zerbo a poursuivi son action politique jusqu'à la fin, de retour dans son pays devenu Burkina-Faso. Il y avait fondé le Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS), membre de l'Internationale socialiste.
Ceux qui l'ont connu alors savent combien sa forte personnalité pouvait quelquefois être un peu envahissante, la conscience de sa propre valeur n'est pas toujours propice au véritable échange... mais il ne pouvait laisser indifférent.

L'hommage de "Présence africaine" redonne vie à ce grand militant fédéraliste et socialiste et incite à approfondir ses travaux. Une lecture utile !


Pierre & François Bonhomme
Centre d'études et de recherches fédéralistes
20, rue des Tournelles
75004 Paris (France)
Tel : +33 1 42 72 71 24
centre_etudes_recherches_fed@yahoo.fr
www.afsl.eu

NB: "Présence africaine. Revue culturelle du monde noir", n°173, 1er semestre 2006 (paru en fait en décembre 2007/début 2008), 29 EUR

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Après le G8 : Les Nations Unies plutôt qu'un directoire de nations pour régir les problèmes mondiaux !

Paris, le 11 juillet 2008

Vif et toujours stimulant, Jean Pisani-Ferry livre désormais régulièrement sa "carte blanche" dans le quotidien "Le Monde". Il s'agit d'une chronique sur l'économie européenne ou mondiale, toujours bien informée et intéressante. Dans l'édition du mercredi 9 juillet 2008, il revient justement sur le risque d'inflation et le manque de croissance redoutés à l'échelle mondiale. Il note les intérêts divergents dans cette phase délicate entre pays développés et pays émergents, et l'importance qu'il y aurait en conséquence à mieux associer ces derniers aux grandes affaires du monde.

L'argumentation de Jean Pisani-Ferry est parfaitement cohérente, et nous approuvons sa démonstration. En revanche, sa dernière proposition pour mieux associer les pays émergents nous semble, elle, discutable. S'il convient en effet de mieux associer et partant, de responsabiliser, les pays émergents aux grands équilibres économiques mondiaux dans lesquels ils interviennent de plus en plus, le cadre du G8 n'est pas - nous semble-t-il - le cadre approprié pour le faire.

Cela renvoie aux intentions discutables de mise en place, puis de pérennisation, de ce directoire. Pour notre part, nous considérons que les affaires du monde doivent être traitée dans les instances et organisations créées à cet effet par la communauté internationale dans son ensemble. C'est le sens de notre revendication pour une démocratisation et un renforcement des attributions de l'Organisation des Nations Unies. L'échec de la réforme des Nations Unies, en particulier la faiblesse de sa participation effective à la gouvernance économique et financière mondiale, et l'incapacité d'augmenter le nombre des Etats membres permanents du Conseil de sécurité pour accueillir les principaux pays émergents sont des questions cruciales dont nous devons contraindre nos responsables à se saisir.
La difficulté incontestable de réaliser cette réforme espérée ne justifie pas la pérennisation d'un directoire auto-proclamé de dirigeants politiques nationaux qui prétendent, dans une relative opacité, régler les grandes affaires du monde.

Le G8, élargi ou non aux pays émergents, n'est pas et ne peut prétendre devenir le cadre légitime de règlement de la politique économique et financière mondiale !

Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL)
20, rue des Tournelles
75004 Paris (France)
Tel : +33 1 42 72 71 24
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05 juil. 2008

Reprendre l'offensive !

Paris, le 8 juillet 2008


Après le NON irlandais et le refus polonais, l'Union européenne est durablement fragilisée, et l'activisme de Nicolas Sarkozy n'y changera pas grand'chose.
Pour les militants européens sincères et pour les fédéralistes se pose la question de leur rôle et de leur devoir dans un contexte difficile et confus. Pour notre part, socialistes et fédéralistes, il nous faut aussi faire le point sur l'état réel de nos forces et de celles qui nous sont proches.


1- la mouvance européiste en France après les Etats Généraux de Lyon (21 juin 2008)

L'affluence était très correcte, mais elle semble au final avoir été sensiblement inférieure à celle de l'an passé à Lille. La moyenne d'âge demeure relativement élevée, en dépit de l'activité des "Jeunes européens" et, politiquement, l'ensemble est plutôt à droite, au mieux centriste.
Les différents ateliers étaient réellement, par le contenu, intéressants, et accueillant des personnalités de qualité. Dans l'atelier dont nous étions co-organisateurs, "Aux urnes, citoyens !", comme pour quelques autres, les retards accumulés dans le programme comme le trop grand nombre d'intervenants empêchent ou limitent le débat entre militants.
La volonté de situer cette manifestation en dehors des cercles politiques militants nuit aussi à son rayonnement. Sur la région lyonnaise, mieux associés en amont, les militants PS par exemple auraient aussi été plus présents. Et sans doute est-ce vrai des autres familles politiques.
Pour l'avenir, l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) souhaite participer plus activement à la préparation en amont des Etats Généraux, mais considère que les quelques points que nous venons de relever doivent être pris en compte.
Au-delà, il s'agit d'offrir une vraie perspective politique pour les divers mouvements et associations européistes, en France et en Europe, qui leur permettent de dépasser leurs petits clivages internes et leur défiance commune envers les partis politiques.


2- Créer une dynamique avec le Parti socialiste européen (PSE)

Le choix du PSE, suite à son congrès d'avril 2004, "d'européaniser" son fonctionnement et de se transformer peu-à-peu en parti de militants est une évolution positive. La première rencontre européenne des militants du PSE du 4 au 6 juillet 2008, à Vienne, a de ce point de vue été une étape importante.
Mais beaucoup reste encore à faire. Le Manifeste du PSE en cours de finalisation doit devenir la plate-forme électorale de tous les partis sociaux-démocrates et socialistes européens pour les prochaines élections européennes de juin 2009. Le PSE doit en outre déterminer, à son Conseil des 1er-2 décembre 2008, à Madrid, le nom de son candidat pour la fonction de Président de la Commission européenne. Enfin, le PSE doit apparaître lors de cette campagne de juin 2009 comme la force politique alternative aux politiques européennes conservatrices de Barroso et des gouvernements européens de droite.
Si notre tâche est claire, il nous faut reconnaître que pour l'instant le nombre de militants actifs du PSE demeure limité (autour de 10000) et que leur orientation fédéraliste pour plus d'intégration politique de l'UE n'est pas toujours évidente. Il y a donc en ce sens un travail important qui doit être entamé.

Consciente de ces difficultés, l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) considère cependant que, seule, une politisation des enjeux de l'UE, projet contre projet, gauche contre droite, permettra aux citoyens européens de faire de l'Europe un véritable objet politique commun à toutes et à tous.


3- Une situation politique européenne difficile

Le NON irlandais comme le refus du Chef d'Etat polonais de soumettre à ratification le Traité de Lisbonne placent à nouveau l'Union européenne dans une terrible ornière, semblable à bien des égards à celle de 2005, après les NON français et néerlandais. Les mois à venir vont être importants pour tenter, tant bien que mal, de sauver ce qui peut encore l'être des travaux de la deuxième Convention européenne. La Présidence française de l'Union en est, d'ores et déjà, complètement bouleversée.
En plus de cette paralysie institutionnelle, l'UE est à son tour frappée par la crise économique et financière. Seules, des politiques européennes intégrées audacieuses permettraient de construire des issues durables. Au lieu de quoi, les autorités françaises privilégient des solutions libérales strictement nationales ou des coordinations européennes de politiques nationales (sur les questions de migration et de sécurité notamment) qui renforcent les sentiments de repli.
Que l'on ne s'y trompe pas : l'UE est, dans son essence, en danger de mort. Des institutions portant son nom pourront lui survivre, mais le projet porté par ses fondateurs sera défunt.
Nous ne pouvons assister passifs à cet effondrement collectif ! L'absence de vision et la pusillanimité de nos dirigeants ne doivent pas être cautionnées par notre inaction !

4- Ouvrir de nouveaux chantiers, utiliser de nouveaux leviers

Cette situation politique mortifère pour l'UE contraint les européistes sincères et les fédéralistes conséquents à imaginer des solutions nouvelles, à investir de nouveaux chantiers d'investigation, à utiliser de nouveaux leviers pour reprendre l'offensive et relancer le projet européen !
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) donne rendez-vous à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent coordonner leurs efforts dans cette perspective pour un week-end de rentrée, à la fin de l'été 2008.
Prenez contact avec nous !


Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL)
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75004 Paris (France)
Tel : +33 1 42 72 71 24
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03 juil. 2008

Apprendre par l'analyse plus que par l'émotion : la libération d'Ingrid Betancourt

Le "bruit" médiatique consécutif à la libération d'Ingrid Betancourt par l'armée colombienne illustre la difficulté dans laquelle nous sommes d'apprécier et d'analyser un événement, sa portée et ses conséquences.

Nous nous réjouissons, bien évidemment, de la libération d'Ingrid Bétancourt, saine et sauve, pour elle et tous ses proches. Nous regrettons pour elle que cette libération intervienne si tardivement, et nous nous interrogeons sincèrement sur les raisons réelles de la durée de sa détention par les FARC. Un petit livre récent, publié avant sa libération, permet d'y voir plus clair. Jean-Jacques Kourliandsky , à travers son ouvrage "Ingrid Betancourt. Par-delà les apparences" (Editions Toute Latitude, Paris 2008), se livre à une enquête pour dépasser l'émotion et comprendre tous les ressorts de cette affaire et l'insuccès des négociations entreprises par les Autorités françaises.

Aujourd'hui, Ingrid Betancourt est libre. Mais notre devoir d'analyse politique nous incite à demander aux Autorités françaises les raisons de leur refus de discuter avec le gouvernement colombien légitime sur cette affaire en privilégiant la négociation avec les FARC ou leurs émissaires, le Président vénézuélien Chavez en particulier ? Pourquoi les responsables des médias français, aujourd'hui encore, après la libération d'Ingrid Betancourt, n'interrogent-ils pas le traitement de l'information qu'ils ont fourni au cours de toutes ces années, voire acceptent leurs erreurs ?

Ici comme sur d'autres sujets, la difficulté consiste à identifier correctement qui est qui. Les Autorités françaises, en acceptant d'examiner les demandes des FARC, les ont légitimés. En amont, en incitant les Autorités françaises à discuter et à négocier avec les FARC, les médias français ont pris la responsabilité de retarder d'autant la libération d'Ingrid Betancourt : plus sa valeur devenait forte à l'extérieur, moins les FARC pouvait s'en séparer.
Seule alors, l'option choisie par les Autorités colombiennes devenait efficace. Et elle le fut.

Nous devons aujourd'hui tirer enseignement de cet événement. Les Autorités françaises comme les responsables politiques locaux, les dirigeants de médias comme les journalistes, doivent s'interdire de réagir sous l'emprise de l'émotion. Telle n'est pas leur tâche, et si elle contribue momentanément à leur popularité, elle les conduit pour l'histoire au néant.
L''enlèvement de civils à des fins politiques est une atteinte grave aux droits de l'homme et doit, en conséquence, être fortement condamné. Il convient de ne jamais offrir aux responsables de tels forfaits une légitimité politique et un espace médiatique. Sur ce point précis, responsables politiques et médiatiques français ont failli.

Hier, au nom de la paix, des responsables politiques et des médias, notamment français, ont pavé le chemin qui a conduit à la Seconde guerre mondiale, au génocide d'un peuple et à l'asservissement de quelques autres sous la dictature nazie puis communiste.

Veillons, par faiblesse, à ne pas retomber dans les mêmes ornières, exigeons de nos responsables qu'ils nous gardent des errements néfastes !


André Vinet
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20 avr. 2008

L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" sera à Lyon le 21 juin 2008

L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) participera le 21 juin 2008, à Lyon, aux prochains Etats Généraux de l'Europe.
A la veille des six mois pendant lesquels les Autorités françaises auront la lourde tâche de présider les séances du Conseil et du Conseil européen,  l'AFSL souhaite contribuer au nécessaire débat parmi les forces vives de la société civile sur l'orientation de l'Union européenne.

L'AFSL s'associe à l'Union européenne des fédéralistes (France) pour organiser l'atelier "Aux urnes, citoyens européens !" sur la nécessaire démocratisation de toutes nos institutions représentatives, du niveau local jusqu'aux institutions européennes qui se déroulera dans le cadre des Etats Généraux.

L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" souhaite que cette grande manifestation européenne permette aux citoyennes et citoyens français de se saisir des enjeux d'une véritable union européenne, fédérale et sociale !

Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL)
20, rue des Tournelles
75004 Paris (France)
Tel : +33 1 42 72 71 24
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02 mars 2008

Un travail décent pour une vie décente

L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) félicite le Forum progressiste mondial de son initiative pour le travail décent. Reprenant les campagnes lancées notamment par l'Organisation internationale du Travail (OIT) et le mouvement syndical international libre, l'Appel lancé par le Forum progressiste mondial et les organisations qui le constituent (Internationale socialiste, Parti socialiste européen, ...) doit aujourd'hui être relayé par toutes celles et tous ceux qui ne se résignent ni à la misère ni à une mondialisation sans règle.

L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) signe cet appel et invite les fédéralistes du monde entier à en faire de même, sur le site www.globalprogressiveforum.org .

Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL)
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Appel à l’action «Un travail décent pour une vie décente»

"En dépit de l’essor économique mondial, la majeure partie de la population dans le monde entier ne voit pas d’amélioration de son niveau de vie.

Outre un chômage déclaré significatif, de nombreuses personnes sont sous-employées, ou ne perçoivent pas de rémunération pour le travail qu’elles ont réalisé. La moitié de la main-d’œuvre dans le monde gagne moins de 2 USD par jour. 12,3 millions d’hommes et de femmes travaillent dans des conditions d’esclavage. 200 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans travaillent au lieu d’aller à l’école. 2,2 millions de personnes meurent chaque année d’accidents du travail et de maladies professionnelles. La population dans les pays développés et en développement travaille plus pour un salaire inférieur, et de plus en plus de personnes – principalement des femmes – sont contraintes de gagner leur vie dans la dénommée économie informelle, sans aucune protection sociale ni droits et en acceptant des emplois précaires. Entretemps, les entreprises recourent à la menace de sous-traitance en vue de réduire les salaires et de bafouer les droits âprement acquis, tels que le droit à la négociation collective et le droit de grève. Les syndicalistes qui luttent contre ces tendances sont licenciés, menacés, emprisonnés, voire assassinés. 

Seul un système international fondé sur la solidarité et le respect des droits des peuples, tels que garantis dans les conventions des Nations unies et de l’Organisation internationale du travail (OIT), peut mettre fin à ces tendances. Nous exhortons nos gouvernements à signer ces conventions, à les mettre en œuvre de toute urgence et à placer le travail décent au cœur de leurs politiques. 

En juillet 2006, les gouvernements au Conseil économique et social des Nations unies ont adopté une Déclaration ministérielle dont le premier article stipule que « Nous sommes convaincus de la nécessité urgente de créer un environnement aux niveaux national et international qui soit propice à la réalisation du plein emploi productif et d’un travail décent pour tous en tant que fondement d’un développement durable ». Leur appel doit être conjugué à la ratification et à la mise en œuvre des normes de l’OIT, pendant que les agences internationales utilisent les nouveaux Outils de l’ONU pour l’intégration de l’emploi et du travail décent comme premier pas vers la promotion d’une plus grande cohérence et convergence des politiques en vue d’honorer l’engagement d’un travail décent pour tous.

Le temps est venu de commencer à honorer ces engagements

Nous considérons que le travail décent occupe une place centrale pour éradiquer la pauvreté, améliorer la vie des femmes et des hommes et permettre aux personnes de vivre en paix et en dignité. Par conséquent, nous appelons de toute urgence les responsables politiques à: 

1. Travail décent : réaffirmer la contribution d’emplois stables et de qualité à une économie saine et à des communautés justes et équitables en mettant en œuvre des stratégies globales en faveur du plein emploi productif, notamment pour ceux qui travaillent actuellement dans la dénommée économie informelle et qui ont besoin de bénéficier de droits et de la justice pour défendre leurs intérêts. Toute personne a le droit de travailler et a droit à de bonnes conditions de travail et à des revenus suffisants pour pourvoir à ses besoins économiques, sociaux et familiaux, un droit qui devrait être renforcé moyennant des salaires minima adéquats. 

2. Droits : les droits des travailleurs à constituer des syndicats, à y adhérer et à négocier collectivement avec leur employeur sont fondamentaux pour garantir le travail décent et toutes les organisations internationales, les gouvernements et entreprises doivent assumer leurs responsabilités en respectant les droits humains des travailleurs. 

3. Protection sociale : renforcer et élargir la couverture de la protection sociale en garantissant l’accès à la sécurité sociale, aux pensions, aux indemnités de chômage, à la protection de la maternité et à des soins de santé de qualité pour tous. Toute personne, y compris les travailleurs dans la dénommée économie informelle, devrait bénéficier de ces avantages. 

4. Commerce : changer les normes commerciales injustes et veiller à ce que les accords commerciaux soient utilisés comme instrument en faveur du travail décent, du développement durable et de la responsabilisation des travailleurs, des femmes, des chômeurs et des pauvres dans le monde entier. Des mécanismes contraignants pour la promotion et la mise en œuvre du travail décent, notamment les normes fondamentales du travail, doivent être intégrés dans des accords commerciaux. Les gouvernements doivent cesser de conclure des accords commerciaux qui portent atteinte aux pauvres, créent du chômage et débouchent sur l’exploitation. Les revendications des organisations des travailleurs et du reste de la société civile doivent être écoutées. 

5. Dette : veiller à ce que les priorités des institutions financières internationales intègrent les préoccupations sociales et environnementales. Plus particulièrement, il convient de mettre un terme aux conditions liées aux prêts et à la dette qui forcent les pays à déréglementer les marchés du travail, à réduire les dépenses publiques et à privatiser les services publics au détriment de l’accès et de la qualité. Tous les projets financés par ces institutions doivent être conformes aux normes fondamentales du travail dans le cadre de leur mise en œuvre. 

6. Aide : veiller à ce que les gouvernements respectent leur engagement d’augmenter le niveau d’aide publique au développement des pays riches à au moins 0,7% du PIB. Un financement adéquat du développement s’avère essentiel si nous voulons atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement des Nations unies. 

7. Migration : veiller à ce que les travailleurs migrants ne soient pas victimes d’exploitation et jouissent des mêmes droits que d’autres travailleurs en ratifiant les conventions pertinentes de l’OIT et la Convention internationale de l’ONU sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et les membres de leur famille (1990).
 

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10 févr. 2008

Des vœux pour l’Europe de 2008-2009

 

Après une paralysie institutionnelle de près de 3 ans, les prochaines années augurent de nouvelles perspectives pour le continent :

- Un nouveau traité a été signé

- la France prend la présidence du conseil de l’UE au second semestre 2008

- les élections européennes de 2009 peuvent être l’occasion de donner au Parlement une majorité sociale démocrate

 

Après les votes négatifs français et néerlandais de mai-juin 2005 sur le Traité de Rome, la tâche était rude et difficile de trouver un compromis pour relancer la construction communautaire. De plus, il était exclu que ce texte initial soit de nouveau soumis par référendum. Quant au fameux « plan B », il n’a jamais existé.

 

 Comparé au désastreux Traité de Nice, celui de Lisbonne prévoit des outils plus adaptés non seulement au fonctionnement d'une Union récemment élargie de 15 à 27 membres mais aussi aux transformations rapides du monde actuel.

Ce texte ne remplace pas les traités antérieurs. En revanche, il leur apporte des modifications substantielles. Il prévoit notamment : la réduction de la taille de la Commission, le droit de pétition, l’extension du vote à la majorité qualifiée aux

politiques de contrôle aux frontières, d’asile, fonds structurels, au fonctionnement des service publics d’intérêt général, à la politique énergétique, à la protection civile…, les pouvoirs du Parlement européen et des parlements nationaux sont renforcés, la Charte européenne des droits fondamentaux est juridiquement contraignante, un poste unique doit fusionner les postes de haut représentant PESC et le commissaire aux affaires extérieures, la référence à la « concurrence libre et non faussée » est retirée.

 En France, le Congrès réuni à Versailles le 04/02/08 pour voter la révision de la Constitution, nécessaire à la ratification du traité, s’est prononcé majoritairement pour.

Dans la continuité de son engagement appelant à ratifier par référendum, dans le projet présidentiel, la direction du PS a prôné l’abstention pour montrer son mécontentement sur le choix opéré par Sarkozy et sa majorité.

Rien ne nous imposait de faire un référendum. Il ne s’agissait pas de se prononcer sur le même que 2005. Parler d’atteinte à la démocratie est un non sens puisque les deux modes de ratification sont prévus par la Constitution française.

L’idéal d’un point de vue symbolique eut été d’organiser un référendum européen dans les 27 Etats membres, le même jour.

Par contre, pour ce qui est de la ratification du traité, que le Parlement a approuvée massivement le 07/02/08 (336 pour et 52 contre), le parti socialiste a appelé à voter pour.

Ce texte n’est pas parfait mais, en dépit de ses modestes ajustements, il permet à l’Union de sortir de l’impasse dans laquelle elle s’est fourvoyée.

L’unique objectif des partisans du non était d’avoir un nouveau vote négatif et ainsi de mettre fin à la construction communautaire.

Parce que ce texte représente une chance de débloquer la crise européenne, nous devons activement soutenir sa ratification chez nos voisins et notamment irlandais qui sont les seuls à organiser un référendum (sachant qu’avec la France, 5 l’ont déjà ratifié : la Hongrie, la Slovénie, Malte, et la Roumanie).

D’ailleurs, ce sera une des missions de la présidence française du Conseil de l’UE au second semestre 2008.

N. Sarkozy s’agite comme si l’idée de « mini traité simplifié » lui revenait exclusivement alors que les présidences allemandes et portugaises du Conseil de l’UE ont œuvré autant sinon plus pour qu’elle aboutisse.

En effet, à cette occasion, il devra s’atteler à la mise en œuvre de la réforme institutionnelle prévue par le nouveau traité.

Le gouvernement s’est fixé comme priorités : l’Europe de la défense, la réforme de la Politique agricole Commune, la révision des perspectives financières 2007-2013, la fiscalité écologique et l’immigration. Les politiques sociales et l’emploi n’en font même pas partie.

Notre responsabilité de socialistes est de faire preuve de vigilance pendant cette présidence du Conseil de l’Union. Notre devoir sera surtout de préparer activement le scrutin européen de juin 2009. 

Pour cela, le Parti Socialiste européen, grâce à son président Poul Nyrup Rasmussen, est devenu progressivement un véritable parti de militants bien plus qu’un simple  parti de partis : en organisant de vraies campagnes européennes, en appelant les militants à s’impliquer dans les principaux scrutins nationaux,en leur ouvrant les portes des réunions du PSE, habituellement réservées aux leaders, comme c’est désormais le cas depuis le Congrès de Porto en décembre 2006 et le Conseil de Sofia, le parti connaît enfin forte une dynamique.

Dans la perspective des Européennes, la direction du PSE a décidé d’associer les militants au travail d’élaboration du Manifeste, qui sera le programme commun de l’ensemble des socialistes, des sociaux démocrates et des travaillistes de l’Union. En effet, et c’est totalement nouveau, chaque adhérent peut désormais contribuer à l’élaboration de ce texte. Jusqu’à présent, aucun autre parti n’a engagé une telle consultation.

En même temps, Il est indispensable que les militants désignent le chef de file des socialistes pour conduire des listes du PSE. Selon l’idée toujours soutenue par les socialistes français, la majorité qui sera élue au Parlement européen choisira en son sein le futur président de la Commission européenne. 

Pour redonner sens et dynamisme à l’Europe, notre action doit répondre aux attentes des citoyens : œuvrer pour une meilleure protection sociale, une solidarité toujours plus juste, des services publics accessibles et efficaces grâce à un budget européen lui permettant de relever tous ces défis.

Pour cela, la pédagogie reste un élément fondamental afin de s’assurer de l’adhésion de nos concitoyens : expliquer comment on va s’appuyer sur le traité de Lisbonne pour atteindre nos objectifs et surtout annoncer les projets concrets que nous entendons doter l’Union future. 

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09 févr. 2008

Sauvegardons la laïcité de la République

L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) s'inquiète des déclarations successives et troublantes de Nicolas Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, qui portent atteinte à la laïcité de la République. L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" rappelle en particulier que selon l'article 1er de la Constitution, la France est, notamment, une République "laïque, démocratique et sociale". Elle partage l'appel signé par de nombreuses organisations, mouvement et citoyens lancé par la Ligue de l'enseignement et de l'éducation permanente, et elle invite les autres organisations fédéralistes et européistes à le signer.

En effet, comme le dit très justement cet appel, "depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.

Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.

C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité."

Ce projet collectif, inscrit dans le texte constitutionnel de la République française, inspire l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) dans son combat pour l'Europe et le fédéralisme mondial.

Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL)
20, rue des Tournelles
75004 Paris (France)
Tel : +33 1 42 72 71 24
actionfed@yahoo.fr
www.afsl.eu

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23 janv. 2008

2008 : Relancer l'Europe

Après le brutal arrêt de l'approfondissement de l'Union européenne consécutif au rejet par les peuples français et néerlandais du projet de Constitution européenne, l'année 2008 doit marquer la relance de la construction européenne.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) prendra toute sa part dans ce combat.


1- Adopter le nouveau traité

La première priorité de cette année, dans tous les Etats membres de l'UE, sera l'adoption du nouveau traité. A plusieurs reprises, nous avons exprimé clairement combien ce traité est limité et, pour répondre à la nécessité d'approfondir davantage dans une perspective fédérale l'UE, insuffisant. Ceci étant dit, son adoption est néanmoins aujourd'hui nécessaire pour que l'UE en finisse avec le blocage de l'Union consécutif à l'abandon du Traité constitutionnel.
De ce point de vue, hommes et femmes de gauche, nous rejetons fermement l'argumentation du Comité national pour un référendum. Le choix de la procédure de ratification appartient au Président de la République, et celui-ci avait clairement avant l'élection qui l'a porté à cette fonction exprimé son choix pour la voie parlementaire. La légitimité des chambres parlementaires pour ratifier un traité n'est pas non plus contestable. Reconnaissons au Parti socialiste la justesse de la décision de son Bureau national appelant à la ratification de ce nouveau traité. Il importe que tous les Etats membres de l'UE suivent l'exemple de la Hongrie et permettent à l'UE de disposer sans tarder d'institutions renforcées.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" fait résolument campagne, avec les autres mouvements et organisations européistes, pour la ratification du Traité de Lisbonne.


2- Réussir la Présidence française

Depuis son élection, le Président de la République française gesticule beaucoup, multiplie les annonces en tous sens, mais hélas ne construit rien de durable. Pourtant, plus que jamais, la situation internationale comme celle de chacun des Etats membres de l'UE exigent une action résolue mais respectueuse. La France assumera à partir du 1er juillet 2008 la présidence de l'Union européenne. Cette responsabilité à venir des Autorités françaises exigent d'elles qu'elles travaillent avec leurs homologues européennes, en les respectant, quelle que soit la taille des Etats ou leur richesse.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL), sans méconnaître les impératifs de sécurité de l'UE, souhaite que l'UE se caractérise par une politique active et exigeante, mais aussi généreuse, en direction des Etats riverains de la Méditerranée. Elle sera donc particulièrement vigilante à la mise en oeuvre du projet présidentiel d'Union méditerranéenne afin qu'il n'altère pas la nécessaire solidarité européenne mais qu'il y soit au contraire subordonné. La relance du "Processus de Barcelone" est une nécessité économique sans doute, mais surtout politique. La stabilisation démocratique des Etats méditerranéens est la seule voie pour un développement économique harmonieux et un gage de sécurité pour l'UE.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) participera à la deuxième édition des Etats généraux de l'Europe le 21 juin 2008 à Lyon. Ce sera l'occasion de discuter avec d'autres organisations de la société civile de la réalité et de la force de l'engagement européen des Autorités françaises à la veille de la présidence française.


3- Préparer 2009

Les socialistes et sociaux-démocrates, les fédéralistes et tous les progressistes en Europe doivent, ensemble, proposer une alternative politique qui porte l'espérance des plus démunis et construisent avec les autres peuples du monde une alliance durable, pour la paix et le développement. Le Parti socialiste européen (PSE) travaille sur un projet ambitieux de manifeste électoral, commun à tous les partis et mouvements socialistes et sociaux démocrates européens.
Les socialistes européens doivent présenter aux prochaines élections pour le Parlement européen de juin 2009 des listes susceptibles d'incarner cette alternative politique. Ils doivent désigner en leur sein celui ou celle qui devra incarner cette alternative pour présider à la Commission européenne !


4- Tracer des perspectives de moyen terme

Le Traité de Lisbonne permettra sans doute un meilleur fonctionnement de l'UE une fois adopté et mis en oeuvre. Il ne saurait cependant prétendre demeurer la règle commune européenne pour de longues années, tant il est ambigu et inachevé. Les Européennes et les Européens doivent dès maintenant préparer l'étape suivante de leur futur commun. La mise en place par les Chefs d'Etat et de gouvernement d'un "Comité des Sages" présidé par Felipe Gonzalez pour esquisser l'avenir de l'Europe à l'horizon 2020-2030 est, de ce point de vue, une bonne chose. Mais la mobilisation citoyenne est plus nécessaire encore. Les socialistes, sociaux-démocrates, fédéralistes et autres progressistes doivent collectivement s'engager dans ce travail de définition du périmètre, des politiques à mener et des institutions de l'Union européenne. En ce qui nous concerne, nous nous y attacherons !


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19 janv. 2008

Définir un projet pour l’Europe

Robert Toulemon, Aimer l’Europe, Editions Lignes de repères, Paris 2007

Écrit en début d’année 2007 par Robert Toulemon, militant fédéraliste et européen de toujours, cet ouvrage retrace les grands étapes de la construction communautaire et, surtout, fait le point sur ses enjeux actuels, que l’on partage ou non tout ou partie des propositions de Robert Toulemon.
Il s’attache tout d’abord aux réalisations des Communautés devenues Union européenne, c’est ce qu’il appelle aimer l’Europe pour ce qu’elle est. Dans un second temps, il esquisse ce qu’elle pourrait devenir, par de nouvelles politiques communes. Mais, pour Toulemon, la construction communautaire est plus encore : une réalisation originale qui affirme, par son existence même, que le pire (la guerre et la misère) peut reculer sur un continent si des femmes et des hommes résolus se décident à tendre la main à leurs voisins et à construire un avenir commun.

La présidence allemande puis une conférence intergouvernementale ad hoc ont accouché d’un traité qui a été signé le 13 décembre 2007 par les Chefs d’Etat et de gouvernement. L’ambition que porte et la perspective qu’ébauche Robert Toulemon sont beaucoup plus larges et plus vastes. Elles supposent un véritable pouvoir politique européen de nature fédérale. Alors que les socialistes européens dans le cadre du Parti socialiste européen (PSE) commencent à travailler à leur prochain manifeste pour les élections européennes de 2009, l’ouvrage de Robert Toulemon vient à point.

MB

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26 nov. 2007

Pour le retrait du projet de directive sur les normes et procédures communes au retour d'immigrants en séjour irrégulier !

Paris, le 26 novembre 2007

L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) s'inquiète des conséquences de l'adoption du projet de directive européenne "relative aux normes et procédures communes applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier".

L'objectif d'une politique commune européenne, en matière d'immigration comme en beaucoup d’autres domaines, est souhaitable, et la lutte contre l'immigration clandestine - y compris une politique en matière de retour - en est assurément une composante.
Toutefois, si la définition d'un cadre européen dans ces domaines est sans conteste nécessaire, les autorités de l’Union européenne doivent particulièrement veiller au plein respect des valeurs humanistes à la base de la construction européenne.

Alertée par un collectif d’associations et d’ONGs, l’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" regrette que le projet actuellement soumis aux parlementaires européens a moins pour vocation la protection des personnes que l’amélioration de l’efficacité de l’expulsion et conduit, inexorablement, à revenir en Europe à des pratiques que l’on souhaitait pour toujours oubliées de ségrégation entre nationaux et indésirables, par la mise en place de camps d’internement et l’éloignement forcé.

L’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) demande aux parlementaires européens de se désolidariser de ce projet de directive et aux autorités européennes de le retirer.

Action fédéralliste "Socialisme & Liberté"
20, rue des Tournelles
75004 Paris (France)
Tel : +33 1 42 72 71 24
actionfed@yahoo.fr
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18 nov. 2007

Message de Poul Nyrup Rasmussen, Président du Parti socialiste européen (PSE)


Chers/chères amis/es,

En tant que militants du PSE, je vous invite à participer au Conseil du PSE 2007 – afin que vous aussi, vous ayez la possibilité de vous exprimer au cours de la plus importante réunion des socialistes et sociaux-démocrates européens de cette année.
Le Conseil du PSE, qui réunira plus de 300 participants parmi lesquels 130 délégués avec droit de vote et de nombreux leaders de parti, se tiendra à Sofia, en Bulgarie les 22 et 23 novembre prochains.

Le PSE n’est pas seulement en train de vous ouvrir la porte du Conseil – non, je me permets de vous inviter personnellement à vous joindre à nous pour les débats. Et je vous y invite en tant qu’invités individuels du Conseil. Grâce aux Militants du PSE, notre famille politique européenne a enfin trouvé sa base, une base qui joue un rôle vital dans la vie du PSE en tant que parti.

Pourquoi vous devez venir et pourquoi cet événement est si important

· Tout d ‘abord, parce que nous allons tenir notre premier grand débat sur le programme du PSE pour les élections européennes de 2009. Vous savez certainement à présent que nous avons une grande ambition – celle de nous présenter à ces élections unis autour d’un programme commun et progressiste, élaboré avec la participation des militants des partis dans le cadre d’une discussion ouverte. Le Conseil du PSE à Sofia est la première occasion pour tous les partis membres du PSE de se réunir et de discuter des différentes thématiques face à face, depuis le lancement de notre consultation sur le programme 2008 sur Yourspace.

· Deuxièmement, parce que nous allons tenir une discussion sur les marchés financiers, les fonds spéculatifs et de capital d’investissement. Il s’agit là d’un sujet brûlant et qui devient de plus en plus important sur l’agenda politique international – il est en effet de plus en plus question du rôle croissant des fonds d’investissement privés, qui ne sont pas assujettis aux mêmes règles que les autres acteurs sur les marchés financiers. Ces fonds sont responsables des acquisitions d’entreprises par endettement ou ‘leveraged buy-outs’, qui débouchent si souvent sur d’énormes pertes d’emplois et sur la destruction d’entreprises pourtant saines au nom du profit à court terme. Voilà une nouvelle facette inacceptable du capitalisme mondial qui requiert une action urgente.

C’est pourquoi les possibilités de participer pour les militants du PSE à Sofia sont nombreuses ! Venez :

· Ecouter les débats en plénière
· Participer activement aux groupes de travail sur les 4 thèmes faîtières de notre programme électoral
· Participer activement aux réunions parallèles
· Rencontrer d’autres militants et nos délégués afin d’échanger idées et points de vue au point de rencontre des militants du PSE
· Prendre part à la réception de gala

Pour vous inscrire au Conseil du PSE à Sofia, veuillez suivre les instructions ici (http://www.pes.org/content/view/1206/1700092). Vous trouverez une liste d’hôtels bon marché à Sofia ici (http://www.pes.org/content/view/1170/1700103).

Si pour l’une ou l’autre raison, vous ne pouvez PAS venir à Sofia, vous pouvez également participer au Conseil de chez vous ! Comment faire ?

1. Envoyez-nous une petite vidéo avec vos commentaires sur le programme. Les vidéos les mieux cotées (par nos cyberspectateurs sur notre chaîne YouTube channel) d’ici au 15 novembre seront montrées aux délégués, aux invités et aux médias lors des plénières.
2. Envoyez-nous votre question ou commentaire par courriel pour les ateliers sur les thèmes du programme électoral – La nouvelle Europe sociale, Sauvons notre planète, L’Europe dans le monde, La démocratie et la diversité européenne – ou posez votre question sur les marchés financiers jusqu’au 15 novembre. Les meilleures questions ou les commentaires les plus intéressants pour les ateliers seront lus par les président(e)s des ateliers pertinents (4 en parallèle, un par thème faîtière cfr liste plus haut). Les meilleurs commentaires ou questions sur les marchés financiers seront soumis au président du PSE Poul Nyrup Rasmussen et au député démocrate américain Barney Frank, président de la Commission du Congrès américain sur les services financiers, durant la plénière, devant les délégués, les invités et les médias.

Afin que nous, socialistes et sociaux-démocrates, puissions façonner l’avenir de l’Europe, nous devons être forts et unis – nous avons besoin autant de nos leaders que de nos militants de la base pour rendre notre PSE plus grand et plus fort.
Rejoignez-nous à Sofia ! Contribuez à faire du Conseil 2007 une réussite !


Poul Nyrup Rasmussen
Président du Parti socialiste européen


PS : Veuillez consulter ci-dessous les détails techniques pour votre participation



Détails techniques importants :
Vous envoyez une vidéo : téléchargez la vidéo sur notre chaîne YouTube – pour ce faire, veuillez suivre les instructions sur http://manifesto2009.pes.org/en/postyourvideos
La vidéo doit être brève et ne devrait pas dépasser une minute. A vous d’en choisir le sujet : pourquoi ne pas nous dire ce que vous souhaitez voir apparaître dans notre programme ? Ou encore nous donner votre avis sur l’importance d’avoir un programme électoral commun européen ? A vous de jouer !

Les courriels avec vos questions pour les ateliers sur les thèmes du programme électoral sont à envoyer à l’adresse : manifesto@pes.org
Pour plus d’informations sur les thèmes, cfr http://manifesto2009.pes.org/fr. Cliquez ensuite sur l’un des quatre thèmes en haut de la page.

Envoyez votre question ou commentaire sur les marchés financiers à hugo.desousa@pes.org

Pour plus d’informations sur le Conseil du PSE, cfr http://www.pes.org/content/view/1161/1700100

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14 nov. 2007

Merci au PS de ce vote courageux !

Jean Quatremer, journaliste du quotidien Libération et animateur du blog "Coulisses de Bruxelles, UE" (bruxelles.blogs.liberation.fr) a publié récemment un billet sur son blog, à l’occasion de la définition de la position du Parti socialiste sur le texte du Traité dit de Lisbonne par le bureau national du PS, qui appelle quelques remarques.

Tout d’abord, pour être exact, en plus des deux abstentions, il faut noter un refus de vote et, d’autre part, indiquer aux lecteurs que plusieurs membres du Bureau national présents au début de cette réunion, favorables en outre à une réponse positive, n’ont pu finalement participer au vote, celui-ci intervenant finalement très tard.
En conséquence, et contrairement à ce qu’indique Jean Quatremer, l’écart entre, d’une part, celles et ceux qui approuvent un texte qui facilite un meilleur fonctionnement de l’Union européenne à défaut d’en permettre la relance et, d’autre part, les autres, n’est finalement pas aussi réduit que cela : c’est plus ou moins le résultat du référendum interne de décembre 2004 entre militants socialistes, selon un rapport grosso modo de 60/40.

Est-ce que deux sensibilités sur l’Europe peuvent continuer de cohabiter dans la même formation politique ? C’est la question que pose Jean Quatremer, et à laquelle il apporte sa réponse.
Pourtant, à y regarder d’un peu plus près, il n’est pas sûr que les vrais clivages soient là où les situe Quatremer.

Sur l’Europe, les diverses formations politiques françaises à prétention majoritaire (RPR/UMP et PS notamment) abritent depuis longtemps des sensibilités européennes diverses. Les RPF/UDR/RPR furent longtemps remarquables par leur opposition majoritaire à la construction communautaire, mais en développant peu-à-peu néanmoins, d’abord sous Pompidou et Chaban, puis avec Balladur et finalement Sarkozy un noyau politique singulièrement plus favorable à l’UE. Aujourd’hui cette sensibilité pro-européenne est désormais majoritaire à l’UMP, avec le renfort récent des libéraux ex-Républicains, Indépendants et autres DL, auxquels pour être complet il faut ajouter quelques ex-UDF (Douste-Blazy). Notons cependant que, fort prudemment, le Président de l’UMP Nicolas Sarkozy a évité en 2005 de faire une campagne active en faveur du référendum pour le traité constitutionnel, soucieux de l’équilibre interne de son organisation, avec sur les flancs une frange souverainiste non négligeable menée notamment par Nicolas Dupont-Aignan, et d’éviter de renforcer une initiative du Président Jacques Chirac.
Ce clivage interne perdure au sein de l’UMP, même si momentanément et immédiatement, après les élections présidentielles, il est moins visible et audible. Plus, la frange anti-européenne se renforcera vraisemblablement en son sein dans les années à venir, si l’UMP est soucieuse dans la durée de « siphonner » l’électorat FN. Nicolas Sarkozy d’ailleurs ne s’y trompe pas, et s’il n’oublie pas un 11 novembre de pavoiser de drapeaux européens l’Arc de l’Etoile, il n’omet pas non plus de stigmatiser injustement la BCE.
Quant au PS, c’est là aussi une fort vieille histoire, qui a peu à voir avec la question de l’économie de marché et du capitalisme. Guy Mollet, cité injustement par Quatremer, en est la meilleure expression : révolutionnaire dans l’opposition et social-démocrate au pouvoir sans doute (et encore faudrait-il expliquer de quoi l’on parle !), mais toujours – avec obstination jusque dans la défaite – résolument européen. A l’inverse, Alain Savary dans les années 50, le radical Pierre Mendès France et quelques autres, sans être ni des gauchistes ni des étatistes invétérés, s’opposèrent qui à la CED, qui au traité CEE. Et en 2005, l’opposition au traité constitutionnel au sein du PS ne peut être comprise à travers le seul prisme droite/gauche, entre partisans de l’économie de marché et anti-libéraux. Laurent Fabius comme expression suprême de l’antilibéralisme ? Allons, soyons sérieux !
La vérité est que, plus que jamais, présidentialisation de notre système politique aidant, les grands partis majoritaires qui doivent produire et soutenir les candidats à la présidentielle doivent pour cette fin agréger des catégories sociales - mais aussi des aspirations - diverses, parfois concurrentes, quelquefois contradictoires.

Le Parti socialiste, comme l’UMP ou toute autre formation politique qui se donne pour vocation de devenir majoritaire et de porter son champion à la Présidence de la République doit et devra construire un discours composite susceptible de répondre aux attentes d’électorats multiples. François Bayrou, au cours de la dernière campagne présidentielle, n’a pu échapper lui non plus à cette terrible loi, et celles et ceux qui attendaient de lui – enfin !- un engagement militant en faveur de l’Europe fédérale et un programme politique construit autour de cette exigence en sont restés pour leurs frais. À partir de l’instant où François Bayrou a commencé à croire à la possibilité d’être présent au second tour, il était contraint de mettre la question européenne au second plan.

Aussi ne faut-il pas cracher sur la soupe, mais au contraire se réjouir du vote courageux des socialistes français !
Comme en 2005, ils ont plus de coups à prendre dans cette affirmation européenne que de gains à en espérer. Aucune autre formation politique française n’a débattu de ce sujet aussi franchement, démocratiquement et ouvertement. L’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) salue le résultat du vote des instances du PS. Sans doute le nouveau traité ne permet-il pas véritablement de relancer la construction européenne, mais il autorise un fonctionnement plus cohérent des institutions communautaires. Il reste maintenant à tracer la voie de l’avenir.
Les socialistes, en France comme en Europe, doivent y prendre toute leur part. L’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté " s’attachera au cours des mois prochains à susciter diverses initiatives en ce sens.

Action fédéraliste "Socialisme & Liberté"
20, rue des Tournelles
75004 Paris (France)
Tel : +33 1 42 72 71 24
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28 oct. 2007

Relancer l'Union européenne !

Paris, le 30 octobre 2007


L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) a pris connaissance et a examiné précisément les résultats du Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement, à Lisbonne le 19 octobre 2007.

Avec cette proposition de nouveau traité, les différents Etats membres prétendent donner à l'UE les moyens de ses ambitions. Peut-être, sans doute, mais lesquelles ?
Avec regret, l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" doit reconnaître qu'il n'en est rien : le nouveau traité n'est en rien "simplifié", et il contribue à rendre encore plus incompréhensible et obscur aux citoyens l'UE, ses institutions et leur objet !
Les Chefs d'Etat et de gouvernement ont, avec ce projet de traité, avalisé entre eux l'absence d'élan politique pour une cause qui les dépasse. Adieu l'idée d'un projet constitutionnel, adieu l'idée d'associer les peuples européens à ce vaste projet, adieu l'idée de constituer demain un ensemble européen cohérent et pacifié, offrant l'image d'un développement équilibré susceptible de participer aux grandes affaires du monde !

Pourtant, fidèle à sa vocation européenne, et après deux ans de blocages de l'UE, l'AFSL considère que l'adoption de ce nouveau traité est urgente, mais elle en souligne à dessein les insuffisances et les manques dans le domaine politique et institutionnel comme pour le pilotage des économies et les propositions sociales.
Elle demande en conséquence aux forces politiques françaises représentées dans les chambres parlementaires de faciliter et d'approuver la ratification par la France de ce traité.

Elle appelle par ailleurs les forces de gauche, en France et en Europe, à ne pas se résoudre à l'abandon du projet politique européen. Elle leur demande de se ressaisir, et de proposer aux citoyens européens, dès les élections européennes de juin 2009, une nouvelle dynamique pour l'UE. A ce propos, l'Action fédéraliste salue l'initiative du Parti socialiste européen (PSE) pour la préparation de son prochain manifeste.

Sans tarder, les mouvements et associations européistes et fédéralistes, les organisations de travailleurs et les partis de gauche doivent amener les autorités françaises à présenter, puis à mettre en oeuvre, un programme politique ambitieux pour la
présidence française du second semestre de l'année 2008.

L'Union européenne, à cette étape de développement, doit demain disposer d'une constitution qui établisse clairement les droits et les devoirs de ses citoyens comme des communautés et entités qui la composent. Les militants européistes et fédéralistes doivent reprendre l'initiative, et créer un mouvement populaire en faveur d'une Union européenne réellement démocratique dont les citoyens doivent être collectivement souverains !

Sans sectarisme, l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) prendra contact avec les autres mouvements fédéralistes et européistes comme avec les organisations de gauche pour faire le point et envisager des initiatives communes pour la relance de
l'Union européenne.


Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL)
20, rue des Tournelles
75004 Paris (France)
Tel : + 33 1 42 72 71 24
actionfed@yahoo.fr
www.afsl.eu

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09 oct. 2007

Le PSE ouvre la consultation pour le Manifeste 2009

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Les socialistes européens ouvrent grandes les portes de leur organisation commune, le Parti socialiste européen (PSE), dans la perspective des Européennes de 2009.

Tirant la leçon des précédents scrutins qui ont vu la participation des électeurs tombés en dessous de 50%, les responsables socialistes européens à commencer par le premier d'entre eux, Poul Nyrup RASMUSSEN, ont entrepris de changer du tout au tout la manière d'aborder cette consultation majeure pour le devenir de l'Union.

Ainsi, pour la première fois dans l'histoire de la construction européenne, ce ne sont plus les spécialistes des partis qui vont écrire le Programme des Européennes de 2009 mais bien les citoyens et les adhérents. Pour cela, un site internet spécialement dédié à l'élaboration du Manifeste électoral a été ouvert : manifesto2009.pes.org

Les adhérents socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes, d'où qu'ils viennent dans l'UE, peuvent y déposer des messages, affilier leur blog perso s'ils en ont un, poster une vidéo expliquant leurs attentes ou leurs appréciations des politiques communautaires/nationales.

Les citoyens, eux, peuvent commenter en français ou en anglais ces documents, donner leur avis sur ce qu'ils pensent, partager leur enthousiasme ou leur insatisfaction à l'égard de la construction européenne.

Bref, le mardi 9 octobre 2007 est à marquer absolument d'une pierre blanche car une véritable révolution démocratique est en train de s'opérer. Une nouvelle façon de parler de politique au niveau européen est en train d'apparaître et c'est le PSE, c'est-à-dire tous les socialistes européens qui en sont le moteur.

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25 sept. 2007

Pétition pour un referendum européen

EU stamp


Une pétition a été lancée par l’UEF-Europe et la JEF-Europe afin de reccueillir un million de signatures pour obtenir un référendum européen sur la Constitution européenne.

Voir la présentation de l'initiative (site des JE-F)

Signer la pétition

Posté par chourka à 12:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 août 2007

Altiero Spinelli aurait célébré aujourd'hui son centième anniversaire.

Il était né à Rome le 31 août 1907 mais ses origines étaient du sud de l'Italie en partie des Pouilles et en partie des Abruzzes.

Etant adolescent à l'arrivée du fascisme et ayant été éduqué par son père aux valeurs de la démocratie et de la solidarité, il a bientôt décidé d'engager son combat politique dans le camp des jeunes communistes où il devenu rapidement un des dirigeants.

Il était passionné plus par les questions de société que par l'idéologie du parti dont sa sympathie pour Gramsci et son opposition à Bordiga.

Jeune étudiant en droit, il a été arrêté en 1927 par la police de Mussolini, condamné par le Tribunal Spécial et envoyé en prison pour 16 ans.

Ses intérêts culturels et sa vision de la vie l'ont amené à s'éloigner de la dure discipline idéologique du parti communiste et c'est ainsi qu'il en a été expulsé en 1937.

Dès cette année et jusqu'à 1943, le fascisme l'avait envoyé au confino dans la petite île de Ventotene où sa formation culturelle s'est concentrée notamment sur les textes économiques de Luigi Einaudi et les textes politiques des fédéralistes anglais et américains.

Comme Jean Monnet à Alger, il était arrivé en 1941 à la conviction que la démocratie aurait gagné sur le totalitarisme mais que la paix aurait été solide sur le continent à la condition de transformer les relations entre les nations en un système fédéral.

Depuis lors, le Manifesto de Ventotene, écrit avec Ernesto Rossi, est devenu un texte fondamental pour toute réflexion sur les raisons qui sont à la base de l'unification européenne.

Altiero Spinelli est entré à juste titre dans le Panthéon des Pères de l'Europe avec Jean Monnet, Robert Schuman, Konrad Adenauer, Alcide De Gasperi, Paul-Henri Spaak en apportant au processus d'intégration sa contribution originale.

A l'occasion de son centième anniversaire, il faut rappeler en premier lieu le rôle d'éducateur qu'il a joué avec la fondation en 1943 et l'animation du mouvement fédéraliste permettant ainsi à des milliers des jeunes de s'engager pour les valeurs de la liberté et de la démocratie ainsi que le rôle de penseur et de formateur avec la création de l'Institut des Affaires Internationales.

La partie la plus importante de son action et de sa pensée est celle qu'il a laissée au sein des institutions européennes. En tant que membre de la Commission européenne de 1970 à 1976, il a conçu et mis en œuvre les premiers éléments de politiques communes qui sont aujourd'hui au centre de l'action de l'Union européenne: l'environnement, la recherche, l'industrie, la culture.

En tant que député européen de 1976 à 1986, il a amené l'Assemblée à assumer un rôle quasi-constituant en adoptant à une très large majorité le projet de traité instituant l'Union européenne.

Sans ce projet, aucun progrès vers une intégration européenne plus démocratique et plus efficace aurait été possible puisque toute les révisions des traités depuis l'Acte unique jusqu'à celle qui est aujourd'hui sur la table de la CIG se sont inspirées des éléments fondamentaux du travail accompli en 1984 par le Parlement européen: le principe de subsidiarité, le partage de compétences entre l'Union et les Etats, la hiérarchie des normes, le pouvoir de codécision, le renforcement du rôle de la Commission, les droits fondamentaux et la citoyenneté européenne, l'intégration différenciée...

Ainsi, nous devons rendre aujourd'hui un hommage convaincu et reconnaissant au visionnaire et au bâtisseur en nous engageant à poursuivre son action sur la voie de la démocratie européenne.

Pier Virgilio Dastoli
ancien assistant de Spinelli au PE
Chef de la Représentantion en Italie de la Commission européenne

Posté par Actionfed à 09:11 - Coups de coeur - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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