Paris, le 9 décembre 2010

Du 14 au 16 décembre 2010 se tient à Addis Abeba la 5è Conférence internationale sur le fédéralisme. Cette conférence succède donc à celle du Mont Tremblant (Canada, 1999), de Saint Gall (Suisse, 2002), de Bruxelles (Belgique, 2005), et de New Delhi (Inde, 2007).

Ces conférences internationales sont organisées par les autorités du pays hôte, en partenariat avec le Forum des fédérations, organisation créée par les autorités fédérales canadiennes et le soutien de quelques autres Etats fédéraux.

La vocation de ces conférences internationales est de permettre l'échange d'expériences et l'apprentissage mutuel entre praticiens et experts. Il ne s'agit pas tant de discuter les différentes théories du fédéralisme que de faciliter le débat sur les meilleures pratiques et les solutions envisageables à des questions, des défis ou des problèmes spécifiques rencontrés dans ou par des systèmes fédéraux, via des études de cas théoriquement étayées à partir d'exemples aussi nombreux et larges que possible.

La perspective et l'objet de ces conférences, plus pratiques que théoriques, s'inscrivent dans une démarche "hamiltonienne", institutionnelle du fédéralisme, plus que dans une approche "globale" ou "intégrale" du fédéralisme telle qu'elle s'est développée dans la filiation des travaux de Pierre Joseph Proudhon.

La conférence d'Addis Abeba a pour thématique générale "Egalité et unité dans la diversité pour le développement" déclinée en cinq thèmes : 1) Fédéralisme et processus de démocratisation ; 2) Impacts de la régionalisation et de la mondialisation sur les fédérations ; 3) Unité dans la diversité à travers le fédéralisme ; 4) Fédéralisme et prévention des conflits. Mécanismes de gestion et de résolution des conflits ; 5) Fédéralisme fiscal et développement équitable.

Pour chacun des thèmes, des documents de travail préparatoires sont disponibles pour introduire les débats. Sur trois jours, se tiendront cinq sessions de travail correspondant chacune à l'un des cinq thèmes, et lors de la dernière journée une réunion plénière permettra d'apporter des éléments de réponse, voire des propositions, présentés par celles et ceux qui auront animé les précédentes sessions thématiques.

C'est la première fois qu'une telle manifestation se déroule en Afrique, alors que le fédéralisme est vu avec réserve dans de nombreux pays africains. C'est là un symbole et une manifestation d'importance. L'Ethiopie est l'un des rares Etats africains à avoir opté pour un système fédéral au milieu des années 90, bien que plusieurs expériences fédérales ou quasi fédérales aient déjà démontré leur efficacité dans plusieurs pays africains (Nigéria, Afrique du Sud, Tanzanie,...), et nous devons rappeler qu'à l'aube des indépendances plusieurs mouvements panafricanistes se réclamaient ouvertement du fédéralisme. Joseph Ki-Zerbo demeure pour nous, en ce domaine précis, un inspirateur et un modèle.

Le centre d'études et de recherches fédéralistes (CERF) va suivre avec attention les travaux de cette conférence et il aura l'occasion au cours des prochains mois de rendre compte plus spécifiquement de certains aspects de ses débats.

 

Pierre & François Bonhomme, Centre d'études et de recherches fédéralistes

 

Centre d’études et de recherches fédéralistes

L’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" a pris l’initiative de créer un centre de libre discussion et de débat dans une optique socialiste, démocratique et d’inspiration fédéraliste, appelé Centre d’études et de recherches fédéralistes (CERF).

Le Centre d’études et de recherches fédéralistes est ouvert à toutes et à tous, sur inscription (20, rue des Tournelles, 75004 Paris, France).

 

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