30 sept. 2009
Colloque pour le bicentenaire de la naissance de Proudhon (Besançon, 15-17 octobre 2009)
A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Pierre Joseph Proudhon, la Ville de Besançon (où Proudhon est né en 1809), le Conseil général du Doubs, le Conseil régional de Franche-Comté d'une part, l'Université de Franche-Comté et la MSH Nicolas Ledoux d'autre part, organisent conjointement un colloque ouvert au public à Besançon, à l'Opéra-théatre les deux premiers jours, au Petit Kursaal le troisième.
Jeudi 15 octobre
8h45 Ouverture du colloque : M. le Maire de Besançon & M. Le Président de l’Université de Franche-Comté
9h-15 – 9H30 Présentation du colloque, Hervé Touboul, Maître de conférences en philosophie à l'Université de Franche-Comté
9h30 –10h Proudhon, critique du chemin de fer, Georges Ribeill, Professeur à l'Université de Marne la Vallée ;
10h15- 10h45 Les dimanches de Monsieur Proudhon, ou les célébrations d’une religion sociale, Robert Damien, Professeur de philosophie politique et éthique à l’Université de Paris X-Nanterre ;
11h15 – 11h45 Une affaire de raison, Georges Navet, Professeur de philosophie, Université Paris VIII ;
Président de séance : M. Thierry Martin, Professeur de philosophie à l’Université de Franche-Comté ;
14h-14h30 Le lien de filiation entre Proudhon et les 1ers républicains, fondateurs de la 3éme République, Vincent Peillon, Député européen ;
14h45-15h15 Proudhon, penseur de l’autonomie ouvrière, Jacques Julliard, Directeur d’études honoraire à l’EHESS ;
Discussion avec Charles Piaget, participant historique du mouvement des « LIP »
16h-16h30 Proudhon et la question italienne, Gilda Manganaro, Professeur d’histoire de la pensée politique à l’Université de Trieste ;
16h45-17h15 Proudhon et la pensée libérale, Vincent Valentin, Maître de Conférences en droit l’Université de Paris I ;
17h30-18h Du bon usage de la caricature antisocialiste pendant la Seconde République. Le chien Proudhon et le chat Considérant à l'affiche chez Aubert, M. Detourbet, Doctorant en histoire.
Vendredi 16 octobre
Président de séance : Annie Stora-Lamarre, Professeur d’histoire à l’Université de Franche-Comté
9h –9H30, Proudhon, héraut et philosophe du peuple, Chantal Gaillard , Secrétaire générale de la Société Proudhon ;
9h45-10h15 Un agnostique engagé : Proudhon en prise avec l’absolu, Edouard Jourdain, Doctorant en études politiques à l’EHESS ;
10h45-11h15 Proudhon et l'économie, 1848,Thierry Menuelle, de la Société Proudhon ;
11h30-12h Lecture proudhonienne de la Constitution de 1848, Anne Sophie Chambost, Maître de Conférences, Université de Paris-Descartes ;
Président de séance : Frédéric Brahami, Professeur de philosophie à l’Université de Franche-Comté ;
14h-14h30, Proudhon et les fouriéristes, Jonathan Beecher, Professeur d’histoire à l’Université de Californie à Santa Cruz ;
14h45-15h15, Le proudhonisme et les ouvriers militants du bureau parisien de la 1ère Internationale au Second Empire, Bruno Scacciatelli, ATER en sociologie à l’Université de Picardie ;
16h-16h30 Le crédit gratuit, une idée révolutionnaire ? La banque du peuple 1848-1849, Olivier Chaïbi, Docteur en histoire ;
17h-17h30 La notion de pacte fédératif chez Proudhon, M. Cagiao, Maître de Conférences à l’Université de Tours ;
17h45-18h15 Proudhon, le canton de Vaud et la Suisse, Olivier Meuwly, Adjoint au secrétariat général du département des finances et des relations extérieures du canton de Vaud, Docteur en droit et ès Lettres ;
Samedi 17 octobre
Président de séance, Henri Ferreira Lopès, directeur des bibliothèques de Besançon
8h45-9h 15 L’articulation entre droit et Etat dans le système politique de Proudhon, Fawzia Tobgui, enseigne le français et la philosophie à Munich ;
9h30-10h, L'idéo-réalisme de Proudhon, Sébastien Pasteur, doctorant à l'Université de Franche-Comté ;
10h30-11h, Proudhon et la question des candidatures ouvrières, Antoine Schwartz, doctorant en sciences politiques à l’Université de paris X ;
11h30-12h Proudhon. Une pensée et une vie toujours inédite ? Edward Castleton. Docteur de l'Université de Cambridge, chercheur associé à l'Université de Franche-Comté, travaille à l'édition des manuscrits inédits de Proudhon ;
12h15-13h Proudhon et Victor Hugo et conclusion du colloque : Gaston Bordet, Maître de Conférences honoraire à l’Université de Franche-Comté.
Le 15 octobre au soir, 20h30, au Petit Kursaal, discussion sur l’actualité de Proudhon. La question du socialisme et du marché avec (sous réserve) : Vincent Bourdeau (Université de Franche-Comté), Robert Damien (Université de Paris X), Jacques Langlois (Société Proudhon), Hervé Touboul (Université de Franche-Comté), Vincent Valentin, (Université de Paris).
Le 22 octobre au soir, 20h30 au Grand Kursaal, soirée débat autour de la figure de Jenny d’Héricourt, écrivaine féministe révolutionnaire, née en 1809 à Besançon, auteur de Monsieur Proudhon et la question des femmes et de La femme affranchie.
Confrontation de ses idées sur les femmes et de celles de Proudhon
Présentation de Jenny d’Héricourt par Geneviève Fraisse
Débat sur le féminisme aujourd’hui
28 sept. 2009
Après le Forum de Dublin, amplifier l'action européenne!
Le second Forum des militants du PSE de Dublin du 11 au 13 septembre 2009 a permis un échange direct et fort entre militants socialistes et européens, au moment où l'Irlande doit choisir clairement sa voie.
Cette rencontre a aussi été l'occasion de discuter, ensemble, des grandes questions politiques que nous partageons (crise économique et financière, situation de l'UE à la veille de la reconduction de Barroso,...), de revenir sur la campagne européenne de juin 2009 et ses faiblesses, enfin d'esquisser le rôle des militants du PSE dans l'organisation de notre parti européen dans le futur. Un court résumé et de nombreuses photographies des différents ateliers sont disponibles sur le site du PSE www.pes.org .
Au-delà, la prochaine étape est le congrès du PSE (6-8 décembre 2009, Prague). Les militants du PSE sont invités à venir massivement à Prague et à participer aux nombreux débats qui s'y dérouleront. Les militants de l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) y seront pour y faire entendre leur approche socialiste et fédéraliste. Plus que jamais, la crise financière, économique et sociale qui frappe le monde entier rappelle l'injustice du système économique qui nous régit, la nécessité d'en changer, ce qui ne peut être envisagé ni réalisé dans un seul pays !
Plus que jamais aussi, l'ampleur des difficultés générées par ce système économique et social dément sur lequel repose nos sociétés depuis plusieurs siècles conduit à une impasse catastrophique dont nos contemporains commencent à prendre conscience à travers ce que pudiquement l'on nomme désormais "changement climatique".
A ces crises globales qui posent la question de la survie même de l'humanité, les socialistes, sociaux démocrates et travaillistes européens réunis dans le PSE doivent ajouter celle qui leur est propre : à tort ou à raison, notre famille politique ne parvient pas aujourd'hui à incarner l'alternative politique à la politique conservatrice et libérale pour les citoyens de la plupart de nos pays.
Tous ces chantiers, colossaux, doivent être à l'ordre du jour du prochain congrès du PSE de Prague. Nous y serons, afin de contribuer à ce que nos problématiques et approches fédéralistes soient au coeur du débat. Les conditions matérielles générales et l'ampleur des questions en débat nous laissent espérer que, comme M. Jourdain pour la prose, de nombreux délégués à ce congrès fassent du fédéralisme à leur insu !
Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL), 20 rue des Tournelles, 75004 Paris (France), actionfed@yahoo.fr , Tel : +33 1 42 72 71 24
22 juil. 2009
Tous au Forum des militants du PSE (Dublin, 11-13 septembre 2009) !
Pour la seconde année consécutive, après une première édition en juillet 2008 à Vienne (Autriche), le PSE organise la seconde rencontre européenne de ses militants du 11 au 13 septembre 2009, à Dublin (Irlande).
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) considère que l'européanisation de la vie politique des Etats membres de l'UE est une condition nécessaire à l'approfondissement démocratique et fédéral de l'Union européenne. Plusieurs membres de l'AFSL seront d'ailleurs présents à Dublin et participeront activement à cette rencontre militante européenne importante.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" appelle les militants socialistes et progressistes de toute l'Europe à se joindre à ce forum. Le concours des socialistes et des sociaux démocrates européens à la réflexion sur l'avenir de l'Europe et à l'action nécessaire pour renforcer l'Union européenne est essentiel. Leur fléchissement électoral lors des dernières élections au Parlement européen ne doit pas faire oublier qu'ils demeurent la force politique européenne qui trace la voie alternative la plus claire au bilan de la majorité conservatrice des actuels Chefs d'Etat et de gouvernement des Etats membres de l'Union.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) invite toutes celles et tous ceux qui rêvent d'une autre Europe, plus ouverte au monde, plus généreuse envers ses citoyens et qui s'affirme plus fortement, à nous rejoindre, à s'inscrire au Forum des militants du PSE et à prendre contact avec nous dès maintenant !
Information et inscription via le site du PSE www.pes.org et de la Fondation européenne d'études progressistes www.feps-europe.eu
Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL)
20, rue des Tournelles
75004 Paris
Tel : +33 1 42 72 71 24
actionfed@yahoo.fr
10 juin 2009
Au lendemain des élections européennes de juin 2009, relancer et approfondir l'Union européenne !
Dans l'édition du supplément "économie" du quotidien Le Monde datée du mercredi 10 juin 2009, Jean Pisani-Ferry - toujours très affûté - conseille aux nouveaux eurodéputés comme à celles et ceux qui, demain, seront les nouveaux commissaires européens de ne pas craindre l'audace. Il relève justement la nécessité de renforcer et de rendre plus efficace la "gouvernance" de l'Union européenne. Mais quelle alliance politique est en mesure aujourd'hui de soutenir de telles initiatives, pourtant nécessaires ?
Jean Pisani-Ferry constate justement que les partisans de réponses européennes trouvent aujourd'hui sur leur chemin et les libéraux et les souverainistes.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) mesure parfaitement cette tension dialectique entre l'urgence des défis auxquels nous sommes confrontés et l'incapacité collective de nos contemporains et des grandes familles politiques qui les représentent à assumer les mesures adéquates.
Nous invitons toutes celles et tous ceux qui partagent ce constat à participer, avec nous, à une journée de rencontres et de débats le samedi 20 juin 2009 pour, ensemble, analyser calmement les résultats des élections européennes de 2009, en peser les conséquences les plus importantes et nous interroger sur les modalités d'une relance de la construction européenne.
Ordre du jour provisoire (10h30 - 16h) :
- Analyse des résultats des élections européennes, en France et en Europe ;
- Esquisse des différents scénarios probable de "gouvernance" de l'UE au vu de ces résultats ;
- Examen des voies d'approfondissement de l'Union européenne, dans une perspective fédérale et sociale ;
- Débat final sur la construction d'une issue politique.
Confirmez-nous sans tarder, s'il vous plaît, votre intérêt pour notre initiative, en réagissant à ce "post" ou en nous appelant à notre siège :
Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL)
20, rue des Tournelles
75004 Paris (France)
Tel : +33 1 42 72 71 24
actionfed@yahoo.fr
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02 juin 2009
Le "Financial Times" met en évidence les difficultés des socialistes européens. Sachons y répondre !
Paris, le 2 juin 2009
Dans un éditorial de l'édition datée de ce jour, le quotidien "Financial Times" souligne à l'envi les faiblesses, pour ne pas dire les lacunes, des socialistes et sociaux démocrates européens et du Parti socialiste européen (PSE) dans la campagne européenne présente.
Prenant en compte l'apathie de nos concitoyens, dans toute l'Europe, pour le prochain scrutin européen, Quentin Peel, auteur de l'éditorial, constate que ce scrutin apparaît - au mieux - comme un moyen d'exprimer son opinion sur les partis et dirigeants dans les Etats membres.
Très justement, il suggère que la faible politisation des débats internes à l'UE, en particulier au Parlement européen, est aussi un obstacle à la compréhension et à la mobilisation des citoyens. Mais il relève surtout, alors que la crise économique et financière se développe, la relative atonie des socialistes et sociaux démocrates européens, leur incapacité à tirer parti de cette situation politique nouvelle, a priori plus favorable à la gauche.
Et pourquoi ? Parce que les socialistes et sociaux démocrates ne sont pas parvenus, au sein du PSE, à dégager le nom de celui ou de celle qui sera leur candidat pour la présidence de la Commission européenne !
Puisque cette désignation ne s'est pas faite lors du dernier Conseil du PSE en décembre 2008 à Madrid, l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) considère depuis cette date que le candidat naturel du PSE pour cette fonction ne peut être que son président, en l'occurrence l'ancien Premier Ministre danois Poul Nyrup Rasmussen.
L'important, immédiatement, au cours de cette dernière semaine, de campagne est donc d'obtenir la plus forte participation possible à l'élection du nouveau Parlement européen, pour une majorité de gauche dans cette enceinte qui représente les peuples européens unis !
Dans un second temps, cette majorité de gauche atteinte, il faudra porter la candidature et faire élire Poul Nyrup Rasmussen à la tête de la Commission européenne !
31 mai 2009
Vieilles recettes pour nouvelle imposture
Paris, le 31 mai 2009
Déclaration de l’Action fédéraliste ″Socialisme & Liberté″ (AFSL)
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont fait paraître ce jour un long article dans la presse française (Journal du Dimanche du 31 mai 2009), embryon de programme pour les mois et années à venir.
Par ce document signé de leurs deux noms, Sarkozy et Merkel entendent s’inscrire dans la lignée des couples de présidents français et chanceliers allemands qui ont construit, difficilement et parfois à rebours des sentiments de leurs deux peuples, ce qui est aujourd’hui l’amitié profonde entre les peuples français et allemand.
Parce que nous respectons cette œuvre réalisée hier, nous ne pouvons accepter qu’elle soit aujourd’hui symboliquement utilisée au profit d’une imposture.
Démasquer l’imposture
De quoi s’agit-il ? A la recherche d’un ″coup médiatique″ pour relancer la campagne européenne en France et en Allemagne, les deux signataires proposent quelques axes d’action pour les mois à venir.
Mais qu’ont-ils fait toutes ces dernières années, alors même qu’ils étaient, et l’un et l’autre, aux responsabilités ?
Prétendent-ils qu’ils n’ont rien vu venir ? Ils sont alors incompétents, il faut les renvoyer à leurs études et ne pas les reconduire dans leurs fonctions à la tête des deux Etats !
Ainsi, ils nous proposent d’apporter des réponses immédiates à la crise économique et financière et affirment – sans rire ! – que le libéralisme sans règle a échoué. Pourtant, ils n’ont pas demandé au Président de la Commission européenne, Barroso, de défendre quelques principes élémentaires du modèle social européen, en particulier les principes d’égalité des salaires, de négociations collectives et de droit de grève, mis en cause par les arrêts Laval, Viking et Rüfert !
Et ils osent affirmer vouloir se battre pour ″une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social″ ?
Concernant plus précisément la crise financière, Poul Nyrup Rasmussen, ancien Premier Ministre danois et actuel président du Parti socialiste européen (PSE) est parvenu à faire voter par le Parlement européen en septembre 2008 un rapport sur les fonds privés qui demandait notamment une réglementation vigilante de ces fonds (dont l’opacité est une des causes importantes de l’actuelle crise financière). Que croyez-vous qu’il advint ? La Commission européenne et son président ignorèrent superbement ces demandes jusqu’à la fin avril 2009 pour faire une première proposition imparfaite de contrôle de ces fonds. Et que firent M. Sarkozy et Mme Merkel ? Rien ! Alors comment les croire lorsqu’ils disent aujourd’hui que l’UE doit prendre les premières décisions pour assurer une véritable régulation européenne dans le secteur financier ? Leur incurie égale leur aplomb pour le mensonge !
Un populisme qui ne dit pas son nom
Alors que nos Pères fondateurs de l’Union européenne incitaient, dans l’adversité, leurs concitoyens à ouvrir leurs bras et leurs cœurs pour accueillir celui qui hier était l’ennemi, Sarkozy et Merkel jouant sur les peurs les plus primaires appellent à la fermeture de l’Europe, pour qu’elle demeure un club de nantis fermé au reste du monde. La politique européenne d’immigration qu’ils prônent n’est que fermeture et reconduites inhumaines aux frontières alors qu’à l’inverse la démographie européenne exige un apport de main d’œuvre pour faire fonctionner et développer l’appareil productif européen.
Cette incapacité à comprendre la phase historique dans laquelle nous sommes de ces dirigeants sans lumière est grave. Elle accentue et prépare des blessures et des ressentiments qui sont le terreau du choc des civilisations.
L’Union européenne, comme hier, s’élargira encore, et c’est là un mouvement positif de l’histoire qu’il faut entretenir. Pas à n’importe quelles conditions, certes. Les critères qui permettent l’élargissement sont connus, ils se sont appliqués hier et ils doivent s’appliquer aujourd’hui et demain à tous les pays candidats, rigoureusement sans doute, mais aussi sans a priori religieux ou autre.
Le vide des propositions institutionnelles
Dans un double mouvement, Sarkozy et Merkel appellent à la ratification et à la mise en œuvre du Traité de Lisbonne et, simultanément, critiquent une Europe bureaucratique qui applique mécaniquement des règles tatillonnes. C’est, là encore, l’expression de leur volonté de flatter leur électorat conservateur, toujours prompt à dénoncer la bureaucratie bruxelloise, et leur absence de vision institutionnelle de moyen terme.
Qu’il faille limiter le zèle bureaucratique de certains fonctionnaires, c’est une évidence, non seulement à Bruxelles mais aussi dans chacun de nos Etats, voire de nos collectivités territoriales pourtant plus proches de nous ! Mais la modestie de la fonction publique européenne, particulièrement de la Commission européenne, face à celle de chacun de nos Etats membres réduit sensiblement le danger, non ? C’est là un populisme facile de la part de prétendus dirigeants.
En revanche, plus préoccupante est leur absence de vision institutionnelle de moyen terme.
Sarkozy et Merkel s’accommodent d’une Union européenne sans ambition forte parce qu’elle ne se dote pas des moyens institutionnels qui lui permettrait de peser dans les affaires du monde. Leur ambition se réduit à être les premiers d’un directoire de Chefs d’Etat et de gouvernement.
Le projet de construction européenne, dès l’origine, affirmait une perspective plus vaste : unir des peuples, hier ennemis, dans un ensemble politique fédéral cohérent !
Alors, bien sûr, le Traité de Lisbonne doit être adopté et mis en œuvre puisque, faute d’engagement fort et de lâcheté de la part de quelques-uns, le Traité constitutionnel européen n’a pu être ratifié, en France notamment. Mais est-ce suffisant ? Assurément, non !
Dès maintenant, pour permettre un meilleur fonctionnement des institutions européennes des actuels 27 Etats membres, il faut programmer la prochaine évolution institutionnelle, en préciser les procédures, en particulier les modalités d’association des peuples et de leurs représentants, comme son étendue et son périmètre.
Aller plus loin
L’Action fédéraliste ″Socialisme & Liberté″ (AFSL) demande à tous les candidats aux prochaines élections au Parlement européen, à leur formation politique, aux gouvernements des 27 Etats membres comme aux responsables des institutions européennes de mettre ce sujet difficile à l’ordre du jour, loin des ″coups médiatiques″ indignes de Chef d’Etat et de gouvernement.
25 avr. 2009
Elections européennes 2009 : s'opposer franchement et méthodiquement à l'abstention !
L’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) est gravement préoccupée par l’utilisation non maîtrisée des enquêtes publiées par Eurobaromètre concernant le prochain scrutin européen de juin 2009.Selon le résultat de la dernière enquête, réalisée en février 2009 (Eurobaromètre Parlement Européen, EB Standard 71), la plupart des Européens ignoraient encore la date du scrutin et, à l’heure de la réalisation de l’enquête, s’en désintéressaient. Mais ladite enquête précise justement que cet état de l’opinion est fort comparable à celui constaté en 2004, à même période, en vue des élections de cette année-là. De là à en conclure ou à en projeter une abstention lors des élections de juin prochain elles-mêmes, il y a un pas que l’analyste rigoureux ne saurait franchir.
Le constat de la relative apathie de l’opinion concernant le futur scrutin doit cependant être un signal pour chacun, un appel à sa responsabilité, à son devoir d’action démocratique. Nul ne doit accepter et accréditer par avance une abstention qui serait inéluctable.
L’Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) demande solennellement aux Autorités européennes et des 27 Etats membres d’agir pour convaincre les citoyennes et citoyens des différents pays de l’UE de voter aux prochaines élections européennes. L’AFSL appelle les différents partis européens et nationaux à mobiliser leurs adhérents et membres en vue du nécessaire débat démocratique dont l’Union européenne doit être l’enjeu.
Enfin, l’Action fédéraliste "socialisme & Liberté" (AFSL) invite particulièrement journalistes et femmes et hommes de médias à la rigueur et à la responsabilité. Nous vivons dans un monde où les libertés, y compris les libertés d’expression, sont fragiles et toujours menacées. Leur socle le plus sûr sera toujours une vie démocratique riche et respectueuse dans chacun de nos Etats comme dans l’Union européenne.
Sachons ne pas oublier que c’est pour lutter contre le spectre des fascismes et des totalitarismes que l’Union européenne a été conçue par ses fondateurs !
04 avr. 2009
Des avancées positives
Paris, le 5 avril 2009
"L'humanité ne se pose que les problèmes qu'elle est en mesure de résoudre" affirmait naguère Karl Marx. Sans doute. Il est vrai aussi que "les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité, et ils ne voient la nécessité que dans la crise", pour reprendre Jean Monnet. De ce point de vue, l'actualité de la semaine passée a fourni quelques exemples qui ne peuvent que renforcer dans leur conviction socialistes et fédéralistes.
Le Sommet de Londres du G20
Contrairement à ce qu'ils pensent, nos hommes d'Etat et autres chefs de gouvernement décident moins du cours des choses qu'ils ne les subissent. L'ampleur de la crise économique et financière convainc quelques-uns des plus libéraux à des initiatives fortes des pouvoirs publics et des Etats (ainsi Nicolas Sarkozy, qui n'est plus à une contradiction près !), et pour les mêmes et quelques autres à envisager des interventions publiques à tout le moins concertées, voire coordonnées, bref, à se rallier à des solutions fédéralistes comme Monsieur Jourdain faisait de la prose.
Avec toutes les limites d'un tel show, le Sommet de Londres se résout à une "solution globale" de cette crise globale, à une solution mondiale de cette crise mondiale (point 2 du communiqué final), ce qui passe par le renforcement de la régulation financière et la refonte des institutions financières.
En septembre 2008, nous avions salué la clairvoyance de Dominique Strauss-Kahn et de la qualité de ses propositions. Il a été pleinement entendu, et le FMI voit ses ressources significativement augmentées et sa réforme interne programmée.
Tout aussi important, même si les grands médias y accordent peu d'importance, la volonté affirmée des membres du G20 de rejeter le protectionnisme et de continuer de promouvoir le commerce et l'investissement mondial. Le Directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC/WTO), Pascal Lamy, s'inquiète à juste titre du tassement du commerce mondial. La réaffirmation par le G20 de la nécessité de parvenir à conclure positivement le cycle de négociations de Doha nous semble essentielle pour inverser cette tendance et permettre un développement plus équitable, fondement de la paix future de nos peuples et de nos nations.
Vieille Europe et Renouveau progressiste
Dans ce contexte, le tandem Merkel/Sarkozy est apparu à la traîne et singulièrement daté. Face à l'énergie de l'organisateur de la manifestation, Gordon Brown, aux propositions positives des responsables des grandes organisations internationales (Dominique Strauss-Kahn et Pascal Lamy pour ne citer que ces deux là), à la diplomatie créative du jeune président américain Obama, la vieille Europe de Sarkozy et Merkel semblait grincheuse et à côté de la plaque.
Oui, les progressistes, socialistes et fédéralistes inclus, ont des solutions pertinentes et adaptées à la crise et au monde présents !
Le Forum progressiste mondial / Global progressive forum (FPM/GPF), qui s'est réuni à Bruxelles les 2 et 3 avril 2009, vient d'en fournir un bel exemple. Parti socialiste européen, Internationale socialiste, Confédération syndicale internationale et grands réseaux d'ONGs étaient présents pour penser une nouvelle mondialisation, plus humaine et équitable. Le Président Clinton et Howard Dean étaient aux côtés des socialistes européens et de l'altermondialiste brésilien Chico Whitaker pour contribuer à cette réflexion ouverte.
Les travaux du GPF sont consultables sur le site du forum www.globalprogressiveforum.org , ils font suite aux précédentes manifestations du forum à Bruxelles (en 2003) et à Milan (en 2005), et à sa participation toutes ces dernières années aux Forums sociaux. L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) soutient le FPM/GPF depuis sa création et participe régulièrement à ses initiatives.
Une diplomatie américaine très active
Rompant avec la diplomatie de GW Bush, le Président Obama met en place une diplomatie américaine très ouverte et active, dont il est assurément l'élément central, mais qui permet aussi à d'autres personnalités de jouer leur partition. Nous venons de souligner la présence de l'ancien Président Clinton et d'Howard Dean à la manifestation du GPF. Howard Dean est aussi venu à Paris rencontrer le Parti socialiste et des personnalités de gauche, à l'invitation du think tank Terra Nova, Hillary Clinton, comme Secrétaire d'Etat, poursuit de son côté un travail de fond sur les grands dossiers de politique étrangère.
Cette activité large est une bonne nouvelle dans un monde particulièrement instable.
C'est aussi une opportunité pour les progressistes, hommes et femmes de gauche, socialistes et fédéralistes, en France et en Europe, pour faire avancer des idées positives pour le monde de demain. L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) prendra sa part et apportera sa contribution à cette phase qui, nous n'en doutons pas, verra le recul des forces conservatrices !
05 mars 2009
Soutien à la CPI pour l'arrestation d'Omar Hassan El Bechir
La mise en place d'une juridiction internationale pérenne, la Cour pénale internationale (CPI), par le Traité de Rome de 1998, représente une avancée importante du droit international sous l'égide des Nations Unies.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) a soutenu le processus qui a abouti au Traité de Rome et à la création de la CPI. Elle considère que l'humanité jette ainsi les bases d'un ordre juridique international qui garantit aux Etats comme aux individus leurs droits imprescriptibles, sans pour autant se substituer aux juridictions existantes. C'est là incontestablement une étape importante vers un ensemble fédéral à l'échelle du monde.
Par sa résolution 1593 du 31 mars 2005, le Conseil de sécurité des Nations Unies a déféré au Procureur de la CPI la situation au Darfour depuis le 1er juillet 2002. Le 14 juillet 2008, le Procureur de la CPI a requis un mandat d'arrêt contre Omar Hassan El Bechir, Président en exercice du Soudan, après avoir présenté des éléments de preuve démontrant son implication dans des "crimes de génocide, des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre au Darfour".
Le 4 mars 2009, la Chambre préliminaire I de la CPI a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre du Président soudanais pour les chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, sans reconnaître celui de génocide. C’est le premier mandat d’arrêt jamais délivré par la CPI à l’encontre d’un chef d’État en exercice.
Comme l'Union africaine (UA) et ses Etats membres, l'AFSL entend "promouvoir une paix et une réconciliation durables ainsi qu'une gouvernance démocratique au Soudan". Mais elle affirme que la mise en place d'une justice internationale impartiale facilite la réalisation de cette perspective.
L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) souhaite que les Autorités françaises soutiennent pleinement la CPI, l'espérance d'un règlement politique de toutes les crises de la zone (Tchad, Darfour, Soudan) ne pouvant être le prétexte d'atermoiements équivoques.
Enfin, l'AFSL appelle les Etats non signataires du Traité de Rome, en particulier la Chine, Israël, la Russie et les USA, à examiner à nouveau honnêtement leur position. Régulièrement agressé par son voisinage, Israël ne peut prétendre bénéficier du soutien de la communauté internationale sans en accepter les règles générales. De même, les trois autres Etats ne peuvent - moralement - prétendre jouer un rôle de premier plan dans le concert des nations, notamment comme membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, sans accepter les conséquences des actes qu’ils ont eux-mêmes contribué à poser.
Au cours des prochains mois, l'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) suivra avec attention la mise en place des poursuites contre le Président soudanais en exercice, et veillera particulièrement à l'engagement des Autorités françaises et européennes sur ce dossier.
28 févr. 2009
Fédéchoses n°142, décembre 2009 - 35è année
La revue "Fédéchoses...pour le fédérallisme" est une publication trimestrielle qui a désormais 35 ans. Belle continuité, qui ne fait pas apparaître la somme de travail, d'astuces et aussi de sacrifices (notamment financiers) de celles et ceux qui en sont les animateurs depuis cette date, en particulier Jean-Luc Prevel et Jean-Francis Billion.
Ce dernier numéro est l'occasion d'un changement de maquette, d'un renouvellement de l'équipe de rédaction (mais toujours autour des premiers animateurs), et enfin du lancement d'un site web www.pressefederaliste.eu .
A quelques semaines des prochaines élections européennes, on notera plusieurs articles sur le sujet, et notamment le texte de la résolution du dernier congrès de l'Union européenne des fédéralistes (UEF), qui appelle notamment les formations politiques européennes à désigner dès maintenant leur candidat pour la présidence de la Commission européenne. L'Action fédéraliste "Socialisme & Liberté" (AFSL) soutient cette proposition, et souhaite en particulier que le Parti socialiste européen (PSE) désigne enfin son candidat pour cette éminente fonction.
Très aimablement, et en plein accord avec nous, Fédéchoses reproduit par ailleurs notre analyse sur les dernières élections prud'homales.
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